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Crise au Soudan : L’Union Africaine entame une médiation

Après le départ d’Oumar El Béchir évincé du pourvoir et le contrôle du pays par l’armée, plusieurs manifestations organisées par l’opposition ont dégénérée occasionnant des affrontements entre l’armée et la population. Une situation préoccupante qui à vue la médiation de l’Union Africaine (UA) ainsi que celle de l’Ethiopie.

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Après le départ d’Oumar El Béchir évincé du pourvoir et le contrôle du pays par l’armée, plusieurs manifestations organisées par l’opposition ont dégénérée occasionnant des affrontements entre l’armée et la population. Une situation préoccupante qui à vue la médiation de l’Union Africaine (UA)  ainsi que celle de l’Ethiopie.

Au Soudan, les médiateurs continuent leur travail alors que l’opposition au régime militaire annonce une nouvelle manifestation pour le dimanche 30 juin. Des représentants de l’Éthiopie et de l’Union africaine sont présents dans la capitale soudanaise pour rencontrer les deux parties et trouver un accord pour sortir le Soudan de la crise. Selon une source proche du dossier, la médiation de l’UA au Soudan fonctionne dans l’unité et l’harmonie et est très avancée dans son travail. La médiation n’a pas voulu en dire plus mais affirme être en contact permanent avec tous les protagonistes.

Le 23 juin, la junte militaire a écarté une proposition présentée par l’Ethiopie et acceptée la veille par l’opposition. Les militaires affirment que cette proposition est différente de celle de l’UA et demande aux deux médiateurs un texte conjoint. Pour l’opposition, les solutions proposées par l’UA et l’Éthiopie sont les mêmes, le régime militaire cherche simplement à créer la confusion et gagner du temps.

Hostilité envers les militaires

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D’autres Soudanais sont plus pragmatiques et pensent qu’ils ne pourront pas se débarrasser des militaires aussi facilement car ces derniers bénéficient du soutien de puissances étrangères comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis. Un porte-parole du Conseil militaire de transition a fait savoir dimanche 23 juin que la médiation éthiopienne allait devoir revoir sa copie après sa proposition d’un plan de transition. Khartoum écarte sans la rejeter totalement la proposition éthiopienne. Acceptée la veille par l’opposition, elle prévoit un conseil de transition de quinze personnes, dominé par des civils et dirigé par une présidence tournante entre militaire et civils. Dimanche, le porte-parole de l’armée, le lieutenant-général Shams-Eddin Kabashi a simplement indiqué que cette proposition éthiopienne ne correspondait pas à ce qui avait été discuté, sans donner plus de précisions. « Nous avons dit à notre président et vice-président que nous avions reçu la proposition éthiopienne et qu’elle est différente de ce avec quoi ils s’étaient mis d’accord avec la médiation et avec le Premier ministre éthiopien. Nous n’allons pas considérer cette proposition jusqu’à ce que nous obtenions des réponses claires sur pourquoi il y a des différences », a-t-il averti. Le porte-parole du Conseil militaire de transition a assuré que le plan éthiopien était « différent » d’une autre initiative présentée par l’Union africaine et demandé à ce que les deux médiateurs reviennent avec un plan commun. Khartoum n’a pas complètement fermé la porte, mais semble vouloir traîner des pieds, commente un observateur.

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