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Afrique

Can 2019 : Le Gouvernement kenyan tente de contrôler la folie des paris en ligne

En cette période de la coupe d’Afrique des nations, les paris sportifs sont monnaies courantes. L’Ethiopie un pays qui participe à la Can n’échappe pas à ce fléau qui ruine parfois les plus fanatiques à la recherche du gain facile.

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A billboard advertising a popular sports betting site is seen along a highway in Nairobi, on November 8, 2017. – The popularity of football, among other sports betting is fast rising across Kenya and Africa in unprecedented fashion, with a share of the unemployed seeking out the new craze as a substitute for employment aided by the ease of betting on mobile phone applications. (Photo by TONY KARUMBA / AFP)

En cette période de la coupe d’Afrique des nations, les paris sportifs sont monnaies courantes. L’Ethiopie un pays qui participe à la Can  n’échappe pas à ce fléau qui ruine parfois les plus fanatiques à la recherche du gain facile. 

Le gouvernement tente de contrôler ce phénomène de société aux conséquences parfois lourdes pour les familles modestes. Une situation qui pourrait s’amplifier avec la Can. Des histoires drôles de ceux qui ont joués et ont gagnés quelques centaines de dollars constituent la cause de cette flambée de paris. A Kibera, dans le plus grand bidonville d’Afrique au cœur de Nairobi, les adeptes de paris en ligne s’accrochent à ces récits comme à des miracles. « Un de mes amis devait une facture de 40 000 shillings [345 euros] à l’hôpital. Il a parié 150 shillings [1,30 euro] et en a gagné 115 000 [990 euros] ! Non seulement il a pu payer l’hôpital, mais il lui restait encore de l’argent », précise Jonah Kobale, 56 ans, avant de citer le cas d’un autre « qui a pu se construire une maison ». Pour les habitants du bidonville, gagner le jackpot est synonyme d’une vie nouvelle, forcément meilleure. Jonah a commencé à parier il y a deux ans. « C’est mon hobby et je sais qu’un jour je gagnerai », salive cet homme à l’allure de grand-père. Pour lui c’est le seul moyen de sorti de la misère. Jonah parie 300 shillings par jour sur des matchs de football opposant de grands clubs européens ou fait des paris multiples dont il connaît parfois à peine les équipes d’autres sports disponibles, comme le tennis, le hockey, les courses de chiens ou de chevaux intéressent peu ces parieurs. Les paris commencent à partir de 49 shillings, mais d’autres plates-formes comme OdiBets démarrent à quelques shillings. Des petits montants et des applications faciles d’utilisation. Quelques touches sur l’écran poli par les années de son smartphone chinois suffisent à Jonah pour lancer ses paris. Porté par l’essor du paiement mobile, le secteur a explosé ces dernières années au Kenya. Selon les chiffres officiels, l’industrie du jeu est passée de 2 milliards de shillings il y a cinq ans à 200 milliards aujourd’hui (soit de 17 millions à 1,7 milliard d’euros), une multiplication par 100 due au succès des plates-formes de paris sportifs – contactés, SportPesa et Betin, le n° 2, n’ont pas souhaité répondre à nos questions a ainsi affirmé un membre chargé de l’enquête.

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