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Politique

Parlement du Bénin : investiture du président Louis Vlavonou

Elu par ses paires pour conduire la 8è mandature du parlement Béninois, le Président Louis Gbèhounou Vlavonou est officiellement investi ce jeudi 27 juin 2019.

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Elu par ses paires pour conduire la 8è mandature du parlement Béninois, le Président Louis Gbèhounou Vlavonou est officiellement investi ce jeudi 27 juin 2019. Une cérémonie qui s’est déroulée sur l’esplanade extérieure de l’Assemblée Nationale en présence des députés de la 8è législature. Mais également de certains présidents des institutions de la République, des têtes couronnées, des membres du gouvernement, des anciens présidents du parlement béninois tels que Bruno Amoussou de la 2è législature, Antoine Idji Kolawolé de la 4è législature et Mathurin Coffi Nago qui a dirigé la 5è législature. D’autres personnalités des parlements de la sous-région étaient de la partie notamment Amadou Soumahoro, Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire ; Bénéwendé Stanislas Sankara Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso; Alban Sumana Kingsford Bagbin, Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale du Ghana; Issa Moumouni, Chef de la délégation de l’Assemblée Nationale du Niger.

Dans son discours d’investiture, le Président Louis Vlavonou a rappelé que la pratique observée depuis l’avènement du renouveau démocratique au Bénin : « laisse penser à un recommencement continu ». Un constat partagé par l’ensemble des hommes politiques, mais qu’aucun ne prend l’initiative d’en remédier. Et « c’est cette permanence dans la dénonciation des travers de notre vivre ensemble qui a conduit l’ensemble des forces vives de la Nation à souhaiter des réformes dans tous les domaines afin que notre modèle démocratique ne soit plus source d’extension et d’approfondissement de la pauvreté et de la misère au sein de nos populations », a-t-il déclaré. Et la huitième législature est donc le fruit d’une réforme courageuse du système partisan. Cette 8è législature selon le président de L’Assemblée a donc le devoir de réussir sa mission au regard des différends engendrés par les élections législatives  du 28 avril 2019 auxquelles certaines formations n’ont pas pu prendre part et quoi ont été sources de violences avec des pertes en vies humaines.

Extrait du discours d’investiture du président Louis Vlavlonou

« Comme vous vous en apercevez, la huitième législature est celle de tous les défis. Bien entendu, nous devons nous acquitter des tâches que la Constitution nous confère : légiférer et contrôler l’action du gouvernement. Outre ces activités traditionnelles, la situation politique dans notre pays nous impose d’élargir notre champ d’action et d’innover.

Nous nous y sommes invité d’autant plus que les électeurs nous ont envoyé des messages que nous ne saurions ignorer. Par-delà les appréciations partisanes qui grossisse ou minimise tel ou tel aspect de la réalité nationale, il reste que les conditions de déroulement du scrutin législatif imposent des comportements nouveaux et appellent de notre part une recherche constante des conditions de restauration de la confiance. Celle-ci a été ébranlée, en effet, par des incompréhensions dont la persistance pourrait nuire à la cohésion sociale et à l’unité nationale.

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Pour diverses raisons, des forces politiques n’ont pu prendre part au scrutin. Elles en éprouvent de légitimes frustrations, sources de clivages dans notre société. Le parlement ne saurait rester indifférent devant une telle situation. Aussi devons-nous examiner le plus tôt possible les initiatives à prendre pour renouer le dialogue entre les acteurs politiques et ce, dans un climat de sérénité retrouvée. J’y consacrerai tout le temps qu’il faudra car, en la matière, aucun sacrifice ne sera de trop.

Par l’ampleur des bulletins nuls, certains de nos compatriotes, qui se sont rendu dans les postes de vote, ont élevé ainsi une protestation citoyenne dont nous devons prendre la mesure. Il s’agit d’électeurs qui ont fait le déplacement mais n’ont pu trouver des listes de candidats ou des candidats qui bénéficient de leur confiance.

Par le niveau inhabituel des abstentions, les électeurs n’ont guère approuvé ou compris les choix qui leur sont proposés.

Il est vraisemblable que les causes de tous ces comportements soient multiples. L’appel au boycott, la nouveauté du système partisan, la restriction des dépenses de campagne, le climat d’insécurité répandu dans le pays, les intimidations et autres ont leur part dans une explication sérieuse. Quelles qu’en soient les causes, il est de notre devoir de député d’avoir une écoute attentive des préoccupations des populations, de celles des organisations de la société civile et de la diaspora afin de rassurer tout un chacun et rétablir la confiance en nos Institutions.

Honorables députés à l’Assemblée nationale,

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Ces préalables accomplies, nous serons dans les meilleures conditions possibles pour accomplir nos missions traditionnelles. La campagne électorale nous a offert l’occasion d’écouter une fois encore les doléances des populations. Elles portent essentiellement sur des besoins de base non satisfaits à ce jour. Nous les connaissons tous au point qu’il serrait superflus et indécent de les énumérer en cette circonstance. Notre devoir consiste à ne jamais les perdre de vue dans l’examen des projets et des propositions de lois ».

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