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Politique

Absence de l’opposition au parlement Béninois : la stratégie de Candide Azannaï contre l’exécutif.

Quelques heures après l’investiture du président Louis Vlavonou de la 8è legislature, l’opposition a encore donné de la voix. Le président du parti « restauré l’espoir », Candide Azannaï a denoncé ce qui appelle un coup <>.

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Quelques heures après l’investiture du président Louis Vlavonou de la 8è legislature, l’opposition a encore donné de la voix. Le président du parti « restauré l’espoir », Candide Azannaï a denoncé ce qui appelle un coup <>. Fidèle à la ligne directive des partis de l’opposition <> des législatives du 28 avril 2019, l’ancien collaborateur de Patrice Talon a denoncé <> du pouvoir de la rupture contre la democrarie Béninoise et l’état de droit. C’était au course d’une conference donnée le jeudi 27 join 2019.

Déclaration de Candide Azannaï le 27 juin 2019

Thème général :
« Tentatives de diversions visant à amnésier les crimes occasionnés par le coup d’Etat de confiscation du pouvoir législatif: Que faire? »

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
Depuis le début de l’entêtement flagrant du pouvoir en place à s’attaquer à la Liberté, à la Démocratie, à l’Etat de droit , au Pluralisme politique et aux Acquis de la Conférence Nationale, nous avons décidé de nous servir d’abord de la logo – thérapie ( nous servir de la parole, du discours c’est à dire le sens des faits pour contribuer à la prise de conscience populaire afin de prévenir des méfaits des régimes despotiques) pour débusquer l’illusionnisme du pouvoir dit de la rupture et de faire grand recours à l’andragogie par la construction de notre discours essentiellement axé sur les valeurs et principes recommandés par la Constitution de la République.
Beaucoup de nos concitoyens, à tort ou à raison, conjecturaient sur des appels à l’action ignorant sans doute la pertinence de la praxis qui recommande qu’à la base de toute action, il faut la superstructure, avant les moyens qui ne sont que les infrastructures. Beaucoup de gens oubliaient, disais-je, que sans faire précéder la lutte d’une mise à niveau politique des populations et des groupes sociaux qui structurent le peuple, les exigences d’une résistance contre les régimes totalitaires et les pouvoirs politiques déviants et pervertis par l’hubris… ne pourront pas être atteintes.
Le mobile d’une lutte politique face à un régime dictatorial, ce qu’on appelle la cause, devra toujours être clairement identifiée, distinctement expliquée et partagée d’abord au niveau de l’élite ayant la vocation du pilotage stratégique et de l’encadrement organisationnel dans le cadre d’une résistance nationale.
Ensuite, une fois ce préalable réalisé, il faut donner aux fauteurs de l’ordre constitutionnel, aux troubleurs de paix un nom et un visage. Enfin, arrive la phase de l’élaboration d’une stratégie conséquente et de la détermination des actions puissantes, courageuses et disciplinées dans le pur format des préconisations du politologue américain, Gene Sharp.
Le passage obligé de la conduite de toute résistance non-violente contre un pouvoir arbitraire et dictatorial est la recherche de l’adhésion et de l’implication totale des populations à la cause de la résistance ; il s’agit du chantier le plus difficile mais d’un chantier prioritaire et décisif dans l’isolement total du leadership déviant tant au plan national qu’au plan international.
Car les dictateurs sont généralement tous des manipulateurs, des sans foi ni loi.

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C’est le « certificat de conformité » inventé par la Cour Constitutionnelle, le 1er février 2019, qui a confirmé que Monsieur Patrice TALON a définitivement tourné dos à la Démocratie.

Depuis fort longtemps pourtant, nous n’avions de cesse d’alerter les uns et les autres sur la radicalisation qui était la teinte caractéristique du leadership du pouvoir dit de la rupture. Nous avons laissé beaucoup des indices sur la métamorphose dictatoriale qu’insufflait subrepticement le Président TALON à la tête de l’Etat à travers des actes législatifs aux antipodes des exigences de l’Etat de droit.

Le démantèlement brutal par le pouvoir des acquis sociaux sur fonds d’un double monopole, à savoir : l’accaparement au profit d’un seul clan des secteurs vitaux économiques, financiers et de la production nationale, et la vassalisation de toutes les entités politiques physiques et morales y compris la désactivation de la vocation fonctionnelle de toutes les Institutions de la République. Sous le couvert des lois iniques, et inopérantes, l’Etat de droit est systématiquement dépouillé au profit d’un « État de lois » conduisant au jour le jour à l’affaissement du régime démocratique issu de la Conférence Nationale dans le funeste dessein de l’imposition d’une des dictatures les plus rétrogrades du continent, des plus corrompues et des plus mafieuses.

Nous en avons donné de larges avertissements. Hélas !

Cet après – midi, je resterai dans la ligne méthodologique de notre parti, le Parti Restaurer l’Espoir ( RE ) qui a décidé de contribuer à un meilleur décryptage des desseins inavoués du pouvoir dit de la rupture à travers le thème :

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« Tentatives de diversion visant à amnésier les crimes occasionnés par le coup d’Etat de confiscation du pouvoir législatif : Que faire ? »

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
Le 10 juin 2019, en ces mêmes lieux, nous avions indiqué, je vous en donne lecture d’un extrait en guise de rappel, les faits conflictuels :
« …tout [la crise politique actuelle] est parti[e] d’une histoire simple. Notre peuple très attaché à son modèle démocratique a élu un candidat qui a bâti son projet de société autour d’un discours engagé sur la promotion de la Démocratie, la protection et le renforcement de l’Etat de droit et la sauvegarde des Acquis de la Conférence Nationale. Une fois parvenu au faîte du pouvoir, il utilise bassement la propension à la vénalité d’une partie de l’élite politique pour affaiblir toutes les institutions sentinelles de la Démocratie. Ce travail de sape accompli, il s’attache au démantèlement du système démocratique et le remplace par un régime dictatorial de type despotique par l’usage de deux coups de force – le coup de force de confiscation du pouvoir législatif et le recours criminel à la force et à l’utilisation des armes à feu – malgré les mises en garde des acteurs politiques nationaux et internationaux. ».

A l’arrivée, il s’octroie le monopole des affaires et s’empêtre dans un tissu de conflit d’intérêts, concomitamment, il subtilise le monopole politique qu’il tente de renforcer par la confiscation du pouvoir législatif.

L’Opposition politique dénonce, il la terrorise, l’exclut et la bannit de tout droit politique électoral.
La Communauté internationale désapprouve, il la méprise et se tourne vers les régimes de dictature.
Le Peuple rejette, il le massacre.

Il n’offre qu’une issue : se soumettre à son projet de despotisme affublé de messianique en se résignant ou choisir entre la prison ou le chemin de l’exil.
Ces faits concluent à l’imposture du pouvoir qui a été pourtant élu pour promouvoir la Démocratie, renforcer l’Etat de droit, consolider les Acquis de la Conférence Nationale avec la promesse de la non – immixtion dans les affaires mais qui à la surprise générale, s’ingénue à saper les bases de l’Etat de droit , à déstabiliser la Démocratie et à s’asseoir sur les sources de la richesse nationale.
Folie et gloutonnerie sans limite et sans scrupule !

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Ce rappel met en avant le sombre tableau de la gouvernance actuelle. Le complot du certificat de conformité source d’exclusion électorale ayant conduit à la confiscation du pouvoir législatif par Monsieur Patrice TALON, illustre l’illégitimité flagrante de l’ensemble de ses 83 partisans et obligés rejetés à plus de 90% par les Béninois, à l’issue de la parodie électorale du 28 avril 2019.
Les tueries sauvages qui s’abattent comme mode de gouvernance du Président Patrice TALON depuis lors, doivent interpeller sur le recours excessif à la force et à l’utilisation criminelle des armes létales.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
A l’origine, la raison de la Résistance Nationale était la restitution du pouvoir législatif confisqué et le rétablissement de la Démocratie.
Il s’agit comme nous devons tous le convenir d’exigences recommandées par les dispositions de l’Article 66 de la Constitution qui préconise la désobéissance, l’organisation des citoyens en vue de faire échec à l’ordre illégitime.
La Résistance Nationale a donc pour objet le rétablissement :
– de la Liberté,
– de la Démocratie,
– de l’Etat de droit,
– du Pluralisme politique,
A cela, s’ajoute comme corollaire la préservation des Acquis de la Conférence Nationale.

Depuis les tueries barbares des 1er et 2 mai 2019, la réhabilitation de la mémoire des victimes innocentes, l’élucidation des assassinats par l’implication des forces militaires dans les répressions sauvages et la traduction devant la justice des auteurs et commanditaires des tirs meurtriers sont devenues des préoccupations primordiales de la Résistance Nationale, ainsi que les cas de violations des droits de l’homme consécutifs aux protestations contre la confiscation du pouvoir législatif.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
Face aux dernières manœuvres du pouvoir dit de la rupture avec les exactions militaires ça et là, notamment à TCHAOUROU et environs, il importe d’attirer votre attention sur la nécessité de purger la Résistance Nationale de tout amalgame, de combattre le complot de l’amnésie sur les crimes occasionnés par le coup d’Etat de confiscation du pouvoir législatif, et de mettre le cap sur le renforcement et la généralisation de la mobilisation populaire et l’intensification de la veille démocratique.
Le conflit YAYI/ TALON pour moi et pour le Parti Restaurer l’Espoir, n’a jamais été à l’origine de la Résistance Nationale dont l’objet est l’attaque frontale de Patrice TALON contre la Liberté, l’Etat de droit et la Démocratie.
Nous tenons à la lisibilité et à la clarté de notre position sur cette question du conflit entre ces deux hommes.
Un conflit dont la cruauté n’échappe désormais à personne.
La résurgence de ce conflit n’est pas et ne sera pas pour nous un artifice de diversion tendant à une amnésie politique de la cause de la crise politique meurtrière actuelle. Il est impératif d’une part, de traduire les tueurs et leurs commanditaires devant la justice et d’autres part, de rétablir la Démocratie dangereusement mise à mal personnellement par Patrice TALON.
Nous concédons leur euphorie à ceux qui jubilent à l’annonce de la levée du siège honteux qui a cloîtré BONI YAYI loin des droits de l’homme et qui illustre avec effrois la nature hors la loi du pouvoir dit de la rupture, piteux modèle de la gouvernance par la terreur et par les armes qui caractérise le mandat de Patrice TALON.
En réalité, Patrice TALON n’a rien concédé en ordonnant la levée nuitamment du blocus illégal de la résidence de Boni YAYI.
Tout le monde une fois encore vient de tomber dans un de ses nombreux pièges. C’est ce qu’il voulait qu’il vient d’obtenir en laissant malicieusement faire croire qu’il y est contraint et par le Président BUHARI du NIGERIA et par les comédies de ses acolytes subitement mués en médiateurs de paix.
A qui peut – on faire croire que CHABI – SIKA, ADAM BAGOUDOU, THEOPHILE WOROU, KASSIM KABASSI, NICOLAS BENON… sont des acteurs neutres ?
Toutes ces personnes, ardents défenseurs locaux du funeste projet d’exclusion électorale porté par Patrice TALON sont subitement devenus les représentants des populations de TCHAOUROU et environs pour venir solliciter la clémence de celui qui a envoyé l’armée réprimer cette même population dressée contre la confiscation du pouvoir législatif ?
Toutes ces personnes sont des alliés politiques patentés de Monsieur Patrice TALON.
Qui veut – on tromper ?
La plupart à l’instar des gens de l’acabit de OKOUNLOLA sont des protagonistes dans les violences qui ont ébranlé les populations de ces communautés opposées comme d’ailleurs toute la communauté nationale au coup d’Etat de confiscation du pouvoir législatif.
A TCHAOUROU, SAVE et environs, ouvrez bien les yeux; les militaires ont fait des exactions inadmissibles et nous devons en demander des comptes à Patrice TALON.
Il y a eu morts exagérément de morts et je demanderai de bien relativiser la fameuse fable de chasseurs invisibles !
Combien de chasseurs compte cette région pour faire face aux effectifs combattants de nos armées lourdement équipées et surentraînés et qui ont reçu la réquisition, non pas de la paix mais de « nettoyage de toute résistance » ?
C’est regrettable que personne ne s’émeuve de la déclaration laudative du curieux Porte – Parole devant le principal responsable de la crise politique meurtrière en cours qu’est Patrice TALON.
Personne ne veut dénoncer le silence de cette déclaration sur les pertes en vies humaines. Quelle ignoble, indigne et suspecte omission orientée ?
Et pire, personne ne veut s’émouvoir devant les déclarations du Ministère de l’Interieur qui parle d’assaillants tués sans en préciser le nombre et d’une cinquantaine de militaires qui auraient été blessés sans préciser les circonstances y relatives !
Non !
TCHAOUROU SAVE et environs méritent mieux que le récit douteux, pour ne pas dire mensonger d’une gloire imagée et imaginaire du fabuliste à propos de chasseurs mystérieux.
Tenez !
Un chasseur n’est pas un guerrier. Le métier de chasseur est celui de chasser les animaux, généralement dans la brousse .
Et notre Résistance Nationale n’est pas guerrière surtout qu’elle est conçue et conduite dans un format de non – violence qui puise ses moyens de l’Article 66 de la Constitution de la République.
Elle n’est pas une affaire de chasseurs.
Nous sommes en politique et nous exigeons une enquête indépendante des institutions en charge du droit humanitaire, de la protection des droits de l’homme et de la répression des crimes militaires contre les populations civiles.
Nous devons agir pour que plus jamais le recours aux armes ne soit plus la seule issue du pouvoir pour s’opposer à la volonté générale.
N’y a-t-il personne dans la rupture pour se couvrir de honte lorsque le Gouvernement affirme que son discours officiel est le recours aux armes létales contre les populations civiles hostiles à son projet funeste de dictature despotique ?
Il n’y aura aucun troc politique qui puisse solder la cause de la Résistance Nationale par la ténébreuse cause du conflit non moins ténébreux qui oppose YAYI et TALON.
L’histoire révélera un jour ce qui oppose si violemment ces deux personnes.
Je tiens en conséquence à dire que mon soutien à Monsieur YAYI BONI procède de la perception selon laquelle lorsque l’offenseur quitte les armes, l’offensé devra quitter la haine. Ce soutien procède aussi de mes principes de vie qui recommandent de ni habiter la haine ni héberger la haine si c’est seulement pour attiser la vengeance et satisfaire mon ego ou pour entretenir l’enfantillage de la colère. En plus, Monsieur BONI YAYI est un acteur majeur de la Résistance Nationale et mon soutien et celui du Parti « RESTAURER L’ESPOIR » ( RE ) lui sont entiers et sans réserve.

Avant de conclure mon propos, j’aborderai
trois préoccupations.

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La première : répondre à un groupe dit d’anciens collaborateurs du Président Nicéphore D. SOGLO.

La deuxième : m’adresser aux individus qui ont subi le désaveu de plus 90% des électeurs, parce que dépourvus de crédibilité politique, et considérés comme des personnalités vénales, promues par la volonté du président Talon et dans le sang de victimes innocentes.

La troisième : mettre en garde une fois encore contre le regain d’activisme propagandiste tendant à amnésier les crimes politiques et les exactions militaires.

Ce groupe dit d’anciens collaborateurs du président Soglo étalent des tares qu’il convient d’exorciser au risque de nuire aux futures générations de notre pays. Il ne mérite pas notre attention. La dignité et l’honneur ne s’achètent pas.
L’Ancien Ministre Georges GUEDOU alias Dah GUEDOU devrait garder un peu de hauteur et savoir que ce n’est pas du refoulé des vieilles frustrations qu’il est question s’agissant du devoir sacré de résister et se démarquer en conséquence des gens éteints qui vénèrent leurs intérêts particuliers alors que prennent feu au Bénin, la Liberté, l’Etat de droit , la Démocratie; alors que la vénalité, la corruption et la mafia criminelle consument l’héritage de la Conférence Nationale et embrasent la Paix.
Roger GBEGNONVI et sa propension à badigeonner autrui ! Je venais juste de lire le scanner du Professeur Aimé SEGLA ADJILE sur la nocive dextérité de Roger GBEGNONVI à exceller en sens et en contre sens lorsque l’envie lui prenait de se moquer des autres. Et si maintenant GBENONVI commençait à user de la même dextérité pour écrire sur lui – même ce qu’il inspire aux autres?
Que représentent encore ces personnes
de la politicaillerie qui n’avaient pas suffi à Bruno AMOUSSOU et compagnies d’illusionnistes à éviter à Talon la cinglante et historique débâcle du 28 avril 2019 ? Ils étaient tous dans les 4% de honte comme Abraham ZINZINDOHOUE…
Il est une inconscience cette vaine entreprise de salissures contre le Président Nicéphore D. SOGLO.
L’avantage du Président SOGLO est qu’il est sur le spectacle honteux que livre au monde entier le calamiteux pouvoir dit de la rupture , l’une des plus dignes figures de notre pays dont la renommée dépasse nos frontières …
Grâce à lui, des personnalités comme les Présidents KOUFOR, OBASANJO ont vite compris la honte qui s’est abattue sur notre Pays…
Grâce à lui, peut-être, YAYI BONI n’a pas été crapuleusement abattue…
Grâce à la détermination affichée, le sacrifice de l’ancien Président Nicéphore SOGLO, nous avons encore des raisons d’espérer.
La seconde, m’adresser aux individus rejetés à plus 96% par les électeurs, parce
la bande à Abraham ZINZINDOHOUE et consorts devraient se mirer dans la honte qu’ils étalent à écrire des indigestions d’indignité.
Les gesticulations désespérées des pseudos – députés 4% profiteurs des tueries d’innocentes victimes et des exactions militaires ont repris… Et c’est ABIMBOLA qui embouche les « lepatata » de son sophisme de godillot feignant de ne rien comprendre des exigences basiques de la Démocratie telles que consignées dans notre Constitution ! Le scénario qui a précédé les tueries a repris. Et encore ABIMBOLA commence à jouer aux Herman GORING et clique du nazisme zélé !
Maintenant, cachez vous un peu !
Être député, c’est être légitimement élu par le peuple uni sur la base de scrutin transparent, égalitaire, véritablement concurrentiel et crédible.
VLAVONOU, ABIMBOLA, OKOUNLOLA, ZINZINDOHOUE et consorts n’avez vous pas devant le tribunal de votre conscience si vous en avez encore une, la certitude honteuse que vous n’avez pas été élus mais cooptés puis imposés par le recours à la force et à l’utilisation des armes létales par Monsieur Patrice TALON ? Pouvez – vous effacer la cruelle image des victimes agonisant et roulant dans leur propre sang que la gloutonnerie despotique a versé pour prétendre vous imposer dans une pseudo – législature qui pue le macabre ?
Si vous ne jouez pas aux opportunistes vénaux, regardez si la confiscation du pouvoir législatif par une personne, n’est pas caractéristique de la dictature et inductrice du déni de l’Etat de droit ?
Écoutez – vous un peu si encore vous raisonnez:
– quelqu’un vole tous les sièges de tout un parlement.
– cette même personne confisque donc tout le pouvoir législatif
– le peuple s’oppose et cette tire et tue en recourant aux militaires.
Puis cette personne vous dit, c’est fini. Oubliez tout ça . Venez nous parlerons d’autres choses, mais de ce coup d’Etat sanglant de confiscation du pouvoir législatif, c’est impossible. C’est consommé.
Quelle comédie de mauvais aloi!
Ignorez-vous à ce point à cause de vos seuls intérêts personnels que la Constitution de la République interdit toute confiscation de pouvoir ?
Ce qui est impossible ce n’est pas l’organisation de vraies élections législatives totalement inclusives pour l’élection des députés de la 8 ème Législature de l’ère du Renouveau Démocratique que le Peuple a dit clairement attendre depuis le 28 avril 2019.
En réalité ce qui est impossible, c’est qu’un parlement illégitime, à ce point factice, baignant dans du sang humain d’innocentes victimes abattues ignominieusement par la soldatesque du pouvoir dit de la rupture aux abois, soit imposé au peuple dans un régime de Démocratie et d’Etat de droit; c’est impossible sauf si, nous renonçons à la Démocratie.
Et nous savons tous que sans la Démocratie et l’Etat de droit, il n’y aucune garantie de paix, de quiétude sociale, de stabilité, de développement humain sain, harmonieux et durable.
La paix passe par la désactivation législative du parlement macabre pour défaut de légitimité et incompatibilité à la Démocratie et à l’Etat de droit.
La paix passe par la révocation sans condition des 83 « pseudo – députés privatisés » à la solde des intérêts particuliers du pouvoir despotique issu du coup d’Etat sanglant de confiscation du pouvoir législatif que Patrice TALON tente de faire imposer comme fait accompli.

Les massacres de Tchaourou et environs, les conditions du départ du président Boni YAYI à l’étranger, pour raisons sanitaires entre autres et la planification des persécutions des leaders de l’Opposition politique, malgré l’évocation de dialogue par le chef de l’Etat, interpellent sur la valeur que nous pouvons donner à la parole au sommet de l’Etat.
De quoi discute-on utilement avec un dictateur ? Des principes, des valeurs ou de son départ du pouvoir ?
Ces questions doivent être comprises dans le contexte qui est celui d’un BENIN modèle et symbole du renouveau de l’Afrique démocratique. Le sort de la paix et de la stabilité de notre sous – région se joue actuellement à travers cette confiscation du pouvoir législatif et le recours excessif à la force et à l’utilisation des armes létales, selon les propres propos du Gouvernement.

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Que faire ?

Au nom de la paix de la sécurité et de stabilité de la sous région l’urgence est le rétablissement de la Démocratie au Bénin.
En ce qui concerne le simagrée de l’appât du dialogue, cette offre est une ruse pour maintenir le statu quo. Car il ne sert à rien de discuter avec un dictateur incapable de faire preuve de bonne foi.
Qui TALON a consulté pour s’en prendre à la Démocratie ?
C’est parce qu’il a donné des gages de démocrate qu’il a été élu?
S’il prend l’option de la dictature, il doit quitter le pouvoir car il est interdit de dialoguer avec un dictateur sauf pour le faire partir du pouvoir.
S’il est un démocrate, il s’engage à respecter les valeurs et les principes universels de la Liberté, de la Démocratie de l’Etat de droit et du Pluralisme politique en restituant au peuple, le pouvoir législatif qu’il est entrain de voler au peuple.
Dans un cas comme dans l’autre, il est pure perte de temps de vouloir dialoguer avec Patrice TALON.
Patrice TALON doit être contraint au rétablissement de la Démocratie et de l’Etat de droit ou il ne cessera jamais d’être un danger pour la Paix et pour la Liberté, pour les droits de l’homme, un danger pour le renouveau démocratique du Peuple béninois et de la sous – région.
Seule une mobilisation générale s’impose.
En tout état de cause, nous invitons le peuple à rester mobilisé pour la restauration de l’Etat de droit.

Je vous remercie.
Merci infiniment.

————-
Candide Armand – Marie AZANNAÏ
Ancien Ministre, Porte – Parole du Gouvernement
Ancien Ministre Chargé de la Défense Nationale

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