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Côte d’Ivoire : Les motifs de l’acquittement détaillés par Les juges de la CPI

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été libérés le 1er février dernier. Les juges ayant prononcé leur acquittement ont rendu par écrit les motivations qui ont suscité cette décision. Les magistrats ont démontré point par point les accusations de crime contre l’humanité qui accablaient les deux accusés à la suite des élections présidentielles de 2010

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Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été libérés le 1er février dernier. Les juges ayant prononcé leur acquittement ont rendu par écrit les motivations qui ont suscité cette décision. Les magistrats ont démontré point par point les accusations de crime contre l’humanité qui accablaient les deux accusés à la suite des élections présidentielles de 2010

« Déconnexion globale  entre le récit de l’accusation et les preuves apportées y compris les témoignages entendu ». Tel sont les propos évoqués par les juges pour justifier leur décision. Deux des trois magistrats estiment que la thèse du procureur reposait « sur des bases incertaines et douteuses, un récit manichéen et simpliste d’une Côte d’Ivoire décrite par le procureur comme une société polarisée entre les militants pro-Gbagbo et les partisans d’Alassane Ouattara, les deux candidats en lice à la présidentielle de novembre 2010 ». A en croire ces deux juges, aucun crime contre l’humanité n’a été commis par Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, ils estiment « qu’il n’y a aucune décision politique visant à attaquer des civils de manière généralisée et systématique ». La marche sur la Radio-Télévision ivoirienne organisée au début de la crise, en décembre 2010, au cours de laquelle au moins 87 personnes avaient été tuées, avait bien été interdite par Laurent Gbagbo, estiment les juges. Un fait qu’avait évoqué le procureur lors du procès sans qu’aucune preuve provenant de l’accusation ne démontre que l’ex-président aurait donné l’ordre de réprimer les manifestants. Les conclusions dudit rapport ont mentionnées que « l’armée ivoiriennes devaient protéger la RTI, mais ne visaient pas la population civile et si des violences ont été commises par des soldats, elles ne relèvent pas de crimes contre l’humanité ». En ce qui concerne Charles Blé Goudé il lui a été reproché des crimes commis à Yopougon en février 2011.  Le procureur avait avancé que Charles Blé Goudé aurait prononcé un discours incitant ses partisans à la violence. Mais se basant sur les preuves, les juges estiment que les violences, récurrentes dans ce quartier, avaient débuté avant l’arrivée du leader des Jeunes patriotes sur les lieux. Plusieurs d’autres faits ont été mentionnés dans un document de plus de 1000 pages. La procureure dispose d’un mois pour décider si elle fait appel ou non, mais a demandé un délai supplémentaire jusqu’au 10 octobre, chose que la chambre d’appel n’a pas encore approuvée.

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