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Environnement

Bénin : « 63% de la population défèque à l’air libre » selon Félix Adégnika

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Invité environnement de l’émission Actu-matin de ce jeudi 25 juillet 2019, Félix Adégnika, membre du cadre national des acteurs non étatiques de l’eau et assainissement s’est prononcé sur l’hygiène dans les grandes agglomérations du Bénin.

Deux facteurs pourraient expliqués ce phénomène selon Félix Adégnika. Il s’agit de l’incivisme de la population et d’une manque de volonté politique. 59 ans après l’accession du Bénin à l’indépendance, l’expert en Eau et en Assainissement estime que les villes sont mal gérées en cette matière. « Au Bénin, c’est 63% de la population qui défèque encore à l’air libre. C’est triste, c’est énorme, c’est important », a déclaré l’invité environnement de Actu-Matin. Malgré les efforts déployés par les autorités municipales, la ville de Cotonou est toujours à la traine en termes de propreté.  Il fait observer que   les berges lagunaires sont sales, de même que les places publiques parce qu’il n’y a pas des infrastructures appropriées. Au dire de l’invité, il se pose  un problème de planification et de gouvernance. Félix Adégnika déplore le fait que la mairie de Cotonou parle de manque de moyens alors  qu’elle dispose    d’une ligne assainissement dans son budget,  utilisée à d’autres fins. Les communes du Bénin en général et celle de Cotonou en particulier  peuvent venir à bout du phénomène grâce à une réelle volonté politique. Les manques de moyens et d’espaces peuvent être conjugués au passé si les responsables de ces communes s’engagent réellement. Ils peuvent s’appuyer sur des technologies appropriées pour construire des infrastructures pouvant accueillir les populations.

Lutter contre la pollution environnementale n’est pas une fatalité      

Les réalités ne sont pourtant pas les mêmes, mais l’expert en Eau et  Assainissement estime que ce qui se fait de bien ailleurs peut servir d’exemple au Bénin. A ce titre, il cite en  exemple de la ville de Paris qui compte plus de 400 latrines. Il n’y a certes pas d’espaces, mais les autorités de cette ville ont trouvé les moyens pour installer les blocs de latrines. On peut le faire sur Cotonou et cela dépendra d’une vraie  volonté politique.  « De 63%, nous pouvons aller à 23% dans les années à venir ». Telle est la conviction de Félix  Adégnika qui  propose entre autres solutions, une conférence nationale sur l’hygiène et l’assainissement. Ceci va permettre aux acteurs de poser le diagnostic idéal et la thérapie y convenant. L’invité ajoutera le vote de la loi portant code de l’hygiène publique. A l’en croire, il faudra aussi relever le profil institutionnel de l’hygiène et de l’assainissement et confier sa gestion à l’Agence nationale pour l’approvisionnement en eau en milieu rural.

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