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Politique

Bibiane Adamaze, parle de la gouvernance Talon: « Les débuts ont été difficiles, mais aujourd’hui nous commençons à récolter les fruits… »

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La première adjointe au maire de Toffo s’est exprimée sur les points marquants du discours du chef de l’Etat à la veille de la célébration du 1er août 2019. Au-delà, Bibiane Adamaze, membre fondateur du Bloc républucain, a aussi opiné sur la gouvernance de l’homme du Nouveau départ.

A l’occasion de la commémoration du 59ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, Patrice Talon s’est adressé aux Béninois. Comment appréciez-vous ce discours du chef de l’Etat ?

Ce qui m’a le plus marquée, c’est la durée du discours. Précis, concis et rassembleur. Cela donne une certaine satisfaction. Je crois aussi que dans cette adresse du chef de l’Etat, il y a beaucoup d’espoir. Au début, toute chose est souvent difficile. Nous avions crié à un certain moment, mais je crois qu’après trois ans d’exercice du pouvoir, nous constatons les réalisations du Programme d’actions du gouvernement (Pag) dans tous les secteurs. Au départ, je me suis rendu compte qu’il était incompris. Avec tout ce qu’il réalise, trois ans après, je lui tire un grand chapeau et je l’encourage à continuer.

Certains points ont également retenu mon attention dans ce discours. Je vais commencer par la mesure en faveur des femmes notamment les microcrédits. A l’arrivée du président Patrice Talon, on avait observé une pause, et les gens disaient qu’il avait supprimé ce programme, alors qu’il avait un schéma bien tracé. C’est un homme qui sait là où il va. Et pour réussir quelque chose, on s’assoit et on essaie d’identifier les problèmes. On planifie la riposte et on se donne des priorités.

Vous allez constater que par le passé, les gens prenaient de l’argent et la cible n’en jouissait pas entièrement. En tout cas, pas ces femmes qui sont au four et au moulin dans le Bénin profond, et qui ont besoin de ce financement pour entreprendre ou faire fleurir leur commerce. Et le Bénin profond n’est pas loin de Cotonou. Quand vous voyez les femmes à l’œuvre, enfants au dos, fagots sur la tête, des produits vivriers en mains et sous les bras, revenir du champ, vous comprenez qu’il était important de réformer ce secteur, de supprimer les nids de corruption de la chaîne de distribution des subventions. Car, les femmes souffrent. Pour le gouvernement du président Patrice Talon, il fallait donc assainir pour que l’argent aille vers la vraie cible c’est-à-dire ces femmes pauvres qui en ont besoin. Ils ont pris le temps nécessaire pour faire le nettoyage. Désormais, les intermédiaires sont supprimés grâce aux microcrédits mobiles. Mieux, dans son discours à la veille du 1er août, le chef de l’Etat a augmenté la cagnotte. De six milliards francs Cfa en mars dernier, le Patrice Talon a annoncé que ce montant passe à dix à 10 milliards francs Cfa.

J’ai noté qu’après les femmes, le chef de l’Etat s’est intéressé aux jeunes qui constituent le fer de lance de notre pays, la relève de demain. Il a institué un programme spécial d’insertion dans l’emploi de 2000 diplômés à placer dans des entreprises privées et publiques, sur une période de deux ans.

Ceux qui vont exceller pourraient se faire recruter. S’ils sont bons, ils resteront dans ces entreprises, dans le cas contraire, s’auto-employer. Je crois qu’il y a de l’espoir à ce niveau-là aussi. Le chef de l’Etat a également gracié 400 détenus. C’est pourquoi, je disais que c’est un discours d’espoir à l’endroit des femmes, à l’endroit des jeunes, à l’endroit de tout le peuple béninois. C’est un discours qui va impacter davantage notre société.

En  ce qui vous concerne, quelle lecture faites-vous de cette commémoration des 59 ans d’indépendance ?  

Je dois dire que l’indépendance est nécessaire, quand bien même en Afrique nous ne sommes pas encore totalement libres. Au Bénin après 59 ans, je peux dire que nous avons connu des hauts et des bas. Nous ne pouvons pas dire que tout a été mauvais, non plus, que tout est bon. Notre marche vers le progrès se poursuit. C’est pour cette raison que je vais m’attarder sur la mandature actuelle, celle du président Patrice Talon.

Depuis l’avènement de son régime, il a sonné l’heure des réformes, de grandes mutations dont nous avons besoin pour véritablement décoller. Je vais parler dans un premier temps de la lutte contre la corruption. Ce n’est un secret pour qui que ce soit, pour mieux mener la lutte contre ce fléau, son gouvernement a pensé à la création de la Cour de répression des infractions et du terrorisme (Criet). Nous qui sommes dans les communes, nous voyons beaucoup de choses, et nous pouvons dire que cette fois-ci, la lutte contre la corruption produit des résultats.

Il y a eu des moments où on donnait de l’argent aux agents chargés de la  sécurité des personnes et des biens dans nos localités avant de bénéficier du service pour lequel l’Etat les emploie, ou simplement parce qu’on est sous le coup d’une infraction de la route, et qu’il fallait les soudoyer pour échapper à la sanction. Aujourd’hui, ces actes ont totalement régressé, parce que la volonté politique a sévi. Même quand tu fais un geste pour un service rendu, des agents refusent. C’est la preuve que les mentalités changent. La peur du gendarme est le commencement de la sagesse. Au niveau de la lutte contre la corruption, presque tout le monde est rentré dans les rangs. On a aussi constaté qu’il ne suffit pas d’être un partisan du chef de l’Etat pour échapper à la censure, dès lors que les faits de corruption qui vous sont reprochés sont avérés. Avec Patrice Talon, il faut faire les choses selon les normes, en respectant les principes, parce qu’il n’a pas d’amis en matière de lutte contre corruption. Et c’est une bonne posture politique.  

Les réformes structurelles au niveau des finances publiques hissent aujourd’hui notre pays au rang des meilleures économies de la sous-région. Le Bénin est même mieux connu au plan international. Je ne prendrai que pour preuve, notre participation à la Coupe d’Afrique des nations (Can Egypte 2019). C’est pour la première fois dans notre histoire que le Bénin est allé jusqu’au quart de final dans une phase finale de cette messe continentale du football. Cela veut dire que si les autres fois, le pays ne s’est pas hissé à un tel niveau, c’est tout simplement parce qu’on n’avait pas une vision claire et nette. Le Togo pour avoir eu à participer une fois à la coupe du monde, les gens connaissent mieux ce pays. Quand vous parlez du Bénin, on vous demande où se trouve ce pays. Avec la Can Egypte 2019, cela a changé.

Tout le monde parlait du Bénin à l’extérieur. Nos compatriotes de la diaspora étaient fiers de leur pays. Mes enfants qui sont à l’extérieur m’ont dit ‘’nous sommes fièrs d’être béninois maintenant’’. C’est pour vous dire que les réformes sont nécessaires. Le gouvernement a eu de l’ambition et a mis les moyens, et nous avons eu les résultats.

On note également avec l’avènement du régime du nouveau départ,  une reprise de la croissance. Nous sommes à un taux de croissance de 6,5%.  Vous ne pouvez pas me dire le contraire, dans la mesure où au niveau du coton nous battons le record, au niveau des produits vivriers la production est en hausse permanente, et notre Port devient l’un des plus courtisés dans la sous-région. Bref, la politique qui a été mise en place a permis de sortir le Bénin de ces taux, de 2 ou 2,5% de croissance.

En matière de réalisation d’infrastructures, on peut dire à ce niveau que le pays est en chantier, notamment avec l’ambitieux projet de l’Asphaltage. Je constate avec vous, que notre président aime le beau, le bon. Lorsque vous voyagez, vous quittez d’autres pays pour venir au Bénin, vous allez vous poser des questions. Depuis l’aéroport vous observez, que les choses changent, notamment avec les systèmes d’informatisations. Vous n’avez plus besoin d’ouvrir votre valise pour un contrôle. Patrice Talon a de l’ambition pour son pays.

Les débuts ont été difficiles, mais aujourd’hui nous commençons à récolter les fruits de sa gouvernance. Avec l’Asphaltage qui n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, nos artisans ont trouvé de l’emploi. Cela résout tant soit peu, le problème du chômage. Mais, je vais dire aux jeunes, qu’il faut toujours entreprendre. Avoir plusieurs cordes à son arc. Moi je suis dans le secteur de l’immobilier, je suis dans le marketing. On me sollicite pour relever des sociétés qui sont presque tombées financièrement. Et vous savez que j’ai fait le marketing à la loterie nationale pendant 25 ans, pour booster l’entreprise.

Je veux dire donc aux jeunes, qu’il ne faut pas compter seulement sur l’Etat. Le seul salaire ne suffit jamais pour réaliser ses ambitions dans la vie. Voilà les activités que moi je mène et qui font que la retraite je ne la ressens pas comme d’autres.

Vous êtes membre du Conseil communal de Toffo. Qu’est-ce qui a changé fondamentalement dans votre commune depuis l’avènement du régime du président Patrice Talon ?

Je crois que le chef de l’Etat n’a oublié personne dans son Programme d’actions de gouvernement (Pag). Moi, je suis de Toffo et je puis vous dire qu’au niveau du Pag nous avons reçu trois (3) projets. Il y a le projet de construction du stade omnisport. Ils sont à pieds d’œuvre. J’étais sur le chantier il y a quelques jours. Les ouvriers qui y travaillent sont de notre localité. On va dire en ce qui les concerne, que le chômage est parti, jusqu’au moment où ils vont livrer le chantier, et ils en ont pour environ deux ans. Ils vont donc respirer le temps que d’autres choses arrivent.

En plus de cela, il y a la construction de la voie qui quitte Lalo, passe par Toffo et Allada, jusqu’à Abomey, que nous avons obtenue. La troisième chose que nous attendons c’est une arène culturelle. Je crois que le chef de l’Etat dans sa politique, lorsque vous démarrez quelque chose, il faut l’achever.  C’est normal parce qu’il ne faut pas que les gens lui disent, qu’il a laissé des éléphants blancs. Donc nous croyons qu’avant la fin de son mandat, l’arène culturelle prévue dans l’arrondissement de Houègbo sera une réalité. Cela va permettre aux artistes de jouer. Ceux qui viennent chanter ou se divertir, pourront assouvir leur soif.  Pour la population et pour toute la commune, voilà un peu ce que le Pag nous a réservé et nous lui disons encore un grand merci.

Comment avez-vous commémoré le 59ème anniversaire de l’indépendance dans cette commune ?

Nous avons sacrifié à la tradition dans notre commune. Au niveau de Toffo, nous célébrons le 1er août à tour de rôle. Toffo est composé de 10 arrondissements et chaque année, nous choisissons un arrondissement qui abrite l’évènement. Cette année c’était le tour de Djanglamey. Nous avons eu droit au défilé militaire et paramilitaire, mais aussi, un défilé civil qui a plus émerveillé les gens. Les membres du conseil communal, les élus locaux, tout le monde était satisfait.  

La bataille s’annonce rude pour les prochaines élections communales. Au niveau des républicains, comment préparez-vous cette échéance ?

Rire. En matière politique, on ne dévoile pas sa stratégie. Une chose est claire, nous irons aux élections communales avec notre électorat.  Avec l’ouverture que le chef de l’Etat vient de faire, en dehors de l’Union progressiste, d’autres partis politiques seront certainement de la compétition. Nous, nous sommes prêts et nous disons que par la grâce de Dieu, nous emporterons la majorité des sièges.

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