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Politique

Clôture du colloque scientifique sur la Cour constitutionnelle du Bénin : Élisabeth Pognon prend la défense de Joseph Djogbénou

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L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle du Bénin, Elisabeth Pognon s’est prononcée, le vendredi 13 septembre 2019, sur les réformes de la Cour Djogbénou notamment la modification du règlement intérieur qui donne lieu à des audiences publiques à la Cour constitutionnelle tout comme devant les tribunaux ordinaires.

Lire l’intégralité de son intervention.

« Je remercie le Président Joseph DJOGBENOU et toute la Cour Constitutionnelle de la sixième mandature, d’avoir pensé à nous associer à ce colloque. Je vous assure que, moi je suis particulièrement heureuse d’avoir suivi les travaux, ça m’a ramenée à vingt-cinq années, plus jeune. Je veux faire une petite comparaison à ce que nous avions connu à l’époque et ce que nous connaissons actuellement. D’abord pour l’installation de cette première mandature, cela n’a pas été facile, il y a eu beaucoup de résistance. Disons que la Cour a démarré, pas sur des chapeaux de roues, mais à pas de sénateur pour savoir comment ça va se dérouler. Nous avions déjà connu à cette époque-là des problèmes que vous connaissez en ce moment. Je ne citerai qu’un exemple : Les rapports entre les magistratures, les juges judiciaires et la Cour Suprême, la Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle. Devrons-nous statuer sur les décisions de la Cour Suprême ? Nous avions été saisis déjà en 1994 d’un cas pathan. Nous avions essayé de régler ça le mieux possible. Surtout, en tenant considérant que c’est la toute première fois que nous connaissons la justice constitutionnelle dans notre pays, il ne faut pas que le public béninois soit déçu. Nous avions tout fait pour faire aimer cette justice constitutionnelle, qu’elle soit acceptée par le peuple. Je crois que de ce point de vue-là, nous avions réussi puisque la 6ème mandature est applaudie encore bien que critiquée et acceptée dans notre environnement juridique. Et sur ça, je suis particulièrement heureuse de constater l’évolution des choses, l’amélioration des choses. Nous avions essayé à notre niveau à l’époque d’améliorer un tout petit peu ce qui convenait. Un petit exemple : Tenant compte de l’illettrisme de notre population, tout le monde ne sait pas lire, tout le monde ne sait pas écrire et il fallait qu’au départ que le recours se fasse par écrit. Comment voulez-vous faire accepter un recours s’il n’est pas signé ? Et en ce moment nous avions apporté une petite modification qui ne semblait pas importante mais qui autorisait même les illettrés en imposant leurs empreintes digitales, tout en se rassurant que c’est bien eux qui portent le recours devant la Cour Constitutionnelle. Il y a eu des petits attouchements que nous avions faits à l’époque pour que le public soit concerné par la justice constitutionnelle. Je vois que la modification apportée par le règlement actuel va davantage dans ce sens pour que les gens puissent se sentir concernés, pour que les gens se sentent intéressés à ce qui se fait à la Cour Constitutionnelle. Bravo, bravo !!! Je vois que la relève est parfaitement assurée et qu’elle ira encore plus loin ».

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Commentaires

2 Comments

  1. Ogoubi

    15 septembre 2019 at 12 h 38 min

    Bravo et merci, madame la Présidente. Où était Batoko face aux prestidigitation juridiques qui avaient permis à Komi Koutché de prétendre au perchoir?
    Il a tout simplement tiré à terre. Ses propos sentent la nostalgie. Il a servi un régime voyou sans jamais broncher.

  2. Ogoubi

    15 septembre 2019 at 12 h 38 min

    Bravo et merci, madame la Présidente. Où était Batoko face aux prestidigitation juridiques qui avaient permis à Komi Koutché de prétendre au perchoir?
    Il a tout simplement tiré à terre. Ses propos sentent la nostalgie. Il a servi un régime voyou sans jamais broncher.

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