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Sports

Coupe du Monde de Rugby 1er Tour : les Tops et les Flops

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Démarrée le 20 Septembre dernier, la coupe du monde de Rugby XV regroupe vingt nations. Elle se tient au Japon et prendra fin le 1er Novembre de cette année. Après les phases de poules, des grandes équipes comme l’Argentine et le Fidji ont déçus pendant que l’Uruguay crée l’exploit dans la compétition.
L’Angleterre impériale
17/17, carton plein pour le XV de la Rose. Les hommes d’Eddie Jones ont fait preuve d’une maîtrise et d’une sérénité impressionnante. Certes, l’opposition a parfois laissé à désirer, mais la supériorité écrasante des Anglais sautait aux yeux, tant ils n’avaient pas à forcer sur leur talent. Un paquet d’avant ultra dominateur sur les différents secteurs de la conquête, un ouvreur dans la forme de sa vie en la présence de George Ford, la plus belle paire de centre de premier tour avec Andy Farrell et Manu Tuilagi, le tout avec un effectif pléthorique. Impressionnant. Seul accroc, le manque d’opposition notable pour se jauger: le choc contre l’Argentine a été faussé par le carton rouge de Lavanini dès la 17e minute, tandis ce que le match contre la France a été reporté pour cause de typhon.
La Nouvelle-Zélande envoie un signal fort
Maîtrise, rigueur et efficacité. Les All Blacks ont encore impressionné, en répétant leurs gammes. Après avoir remporté le plus beau match du tournoi face à l’Afrique du Sud (23-13) avec la manière, les Kiwis ont profité de l’écart de niveau abyssal face aux autres équipes du groupe B pour peaufiner les deniers détails (63-0 face au Canada, 71-9 contre la Namibie). L’association des deux ouvreurs Richard Mo’unga-Beauden Barrett s’améliore de match en match après le repositionnement de l’aîné de la fratrie Barrett à l’arrière. A noter aussi que le deuxième ligne Brodie Retallick a fait son retour contre la Namibie après une blessure à l’épaule.
Le Japon en folie
Le tube du moment. Le Japon a réalisé une phase de poules qui a frisé la perfection , et a entraîné une vague de sympathie internationale dans le monde de l’Ovalie. Après une entrée plutôt convaincante contre la Russie (30-10), les coéquipiers du capitaine Michael Leitch ont signé un nouvel exploit retentissant en battant le N°1 mondial à l’époque, l’Irlande (19-12), victoire qui ne souffrait d’aucune contestation. Car plus que le résultat, c’est la manière qui impressionne. Un jeu ultra dynamique basé sur la vitesse et un tempo effréné, qui a fait exploser les Irlandais puis les Ecossais (28-21). Un style qui permet aux ailiers Kotaro Matsumisha (5 essais) et Kenki Fukuoka (4 essais) de truster les premières places du classement des marqueurs d’essai. Le sélectionneur de l’ogre néo-zélandais, Steven Hansen , a même eu cette petite phrase : «Je suis heureux de voir le Japon figurer dans l’autre moitié de tableau…»
Le pays de Galles sûr de sa force
Les Gallois ont fait honneur à leur statut en terminant invaincus du groupe D. Après la polémique Howley en début de compétition , le XV du Poireau a fait parler son pragmatisme. Il a renversé l’Australie au terme d’un match fou (29-25) , avant d’assurer contre la Géorgie (43-14) et l’Uruguay (35-13). Il a dû batailler contre des Fidjiens en fusion (29-17) en s’appuyant sur sa science de la conquête et ses schémas de jeu rodés. Tous les voyants sont au vert, à l’exception de l’inquiétude qui plane sur l’ouvreur Dan Biggar, victime de deux commotions contre l’Australie et les Fidji.
L’Uruguay, la sensation de cette édition
Le Petit Poucet uruguayen l’a fait. Contrairement à la Russie, aux Etats-Unis ou encore le Canada, les Sud-Américains quittent le Japon avec une victoire de prestige dans leurs valises. A Hamaichi, dans un stade flambant neuf, Los Teros ont battu les ambitieux fidjiens (30-27) . Les coéquipiers du capitaine Juan Manuel Gaminara, bien emmené par la botte de l’ouvreur dacquois Felipe Berchesi, a même longtemps tenu en échec les Gallois (21-13 à huit minutes du terme de la rencontre) grâce à une défense héroïque.
Flops
L’Argentine passe à côté
LA déception de ce Mondial. Toutes les étoiles étaient pourtant alignées : une montée en puissance au fil des années, une demi-finale lors de la dernière édition et la récente finale des Jaguares en Super Rugby avec une équipe similaire. Las, les Pumas sont passés à côté de leur premier match face à la France, faisant preuve d’une fébrilité surprenante (21-23). Le match à la vie ou à la mort contre l’Angleterre a tourné court après le carton rouge de Lavanini (17e) , pour un score final sans appel (10-39). Rideau pour le sélectionneur Mario Ledesma et ses joueurs.
L’Ecosse insipide
Une sortie par la petite porte. Qu’il semble loin le temps où l’Ecosse faisait rêver l’Europe de son jeu de main ambitieux sous la patte de Vern Cotter. Le XV du Chardon a été éliminé dès le premier tour, dans la lignée d’un Tournoi des six nations manqué et de matchs amicaux affligeants. Seul le match contre la Russie a offert un peu de baume au cœur des supporters britanniques. Une victoire (61-0) acquise avec une équipe bis contre des Ours éreintés, qui ne compense pas les défaites sans appel face à l’Irlande (3-27) et le Japon (21-28) . Décevant…
Les Fidji ratent la marche
Si proche, si loin. L’ambition des Flying Fijians était claire et nette : a minima les quarts de finale, qui n’avaient plus été atteint depuis 2007. Avec une ligne d’arrières cinq étoiles, les Fidjiens ont livré deux énormes combats
aux Wallabies (21-39) et aux Gallois (17-29) , sans toutefois décrocher la victoire. La faute à un pack d’avant dominé techniquement et tactiquement, et à une charnière pas aux standards des grandes nations du tier 1. Pire, une équipe remaniée des Fidji s’est même inclinée contre l’Uruguay (27-30), précipitant son élimination.
Les Samoa décevants
Quatre ans après avoir été assez proches de réaliser un hold-up face à l’Ecosse et le Japon, Manu Samoa n’a pas réédité ses performances en terres nippones contre ces mêmes équipes. Face à la sévérité accrue des arbitres concernant les gestes dangereux, les Samoans ont reçu pas moins de six cartons jaunes et un carton rouge. Le manque de liant dans l’animation offensive a été criant, sûrement lié au peu de vécu en commun des joueurs du Pacifique.
Le Canada sans armes
Cette Coupe du monde marque le recul des Canadiens dans la hiérarchie mondiale. Déjà bousculés par les Etats-Unis depuis quelques années pour la suprématie nord-américaine, les Canucks ont affiché un visage décevant. Ecrasés par l’Italie (7-48), dépassés par la Nouvelle-Zélande (0-63), balayés par l’Afrique du Sud (7-66), le capitaine Tyler Ardron et ses coéquipiers n’ont pas proposé grand chose… Finalement, leur plus beau mouvement collectif du tournoi aura été observé hors du terrain. Après l’annulation du dernier match contre la Namibie, les Canadiens ont apporté leur aide à la population d’Hamaichi pour nettoyer les routes embouées par le passage du typhon Hagibis.

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