Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Connectez-vous

Afrique

Nigeria: 259 personnes libérées dans une maison de correction islamique

Publié

le

La police nigériane a réalisé un exploit en libérant 259 personnes d’une maison de correction islamique dans le sud-ouest du Nigeria. Une action qui s’inscrit dans le cadre d’une série de raids similaires menés à travers le pays ces dernières semaines.

De sources bien renseignées, c’est un jeune homme de 18 ans qui a mis la  puce à l’oreille de la police après qu’il s’est échappé du centre. Une fois portée sur les lieux ce lundi, la police a découvert des hommes, des femmes et des enfants qui étaient retenus en otages dans le centre de détention illégal géré par une mosquée du quartier Ojoo, à Ibadan.  La police est intervenue « rapidement » après avoir reçu des informations d’un garçon de 18 ans qui s’était échappé du centre, a fait savoir, le porte-parole de la police de l’Etat d’Oyo Fadeyi Olugbenga

Au total, « 259 personnes y étaient enfermées et imploraient de l’aide quand nous sommes arrivés », a ajouté le porte-parole, précisant que des enfants, des adolescents, des adultes et une femme avec un bébé se trouvaient parmi les victimes.

« Certains étaient là depuis des années et avaient des problèmes de santé, ils reçoivent actuellement des soins médicaux », a affirmé M. Olugbenga. « Ceux que nous avons interrogés ont raconté qu’ils étaient nourris une fois tous les 3 jours, parfois même moins ». Le propriétaire et huit d’autres personnes ont été arrêtées, mais « l’enquête est toujours en cours pour obtenir plus de détails », a-t-il ajouté. Une dizaine de raids similaires ont été menés dans des « maisons de corrections » religieuses au Nigeria depuis septembre.

La police nigériane a libéré 15 personnes enchaînées dans un lieu de prière de Lagos lors d’un des raids menés contre des « maisons de correction » religieuses à travers tout le pays.

Les centre de redressement privés – souvent informels – à caractère religieux sont très répandus dans le pays le plus peuplé d’Afrique, où la pauvreté est très élevée et où les services publics sont souvent absents.

Le taux élevé de consommation de drogues et le manque d’installations de réadaptation poussent de nombreux parents à inscrire leurs enfants dans ces écoles de redressement informelles.​

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *