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Politique

Entretien sur France 24 et Rfi : Que cache cette insistance de Patrice Talon sur le retour de Boni Yayi ?

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Les Béninois ont eu droit, ce jeudi soir du 7 novembre, à un Patrice Talon moins suffisant, mais avec la même habilité, le même calcul dans les réponses servies. C’est à ce niveau que le naturel de la posture qu’il a réussi à travailler a péché.
Le plus surprenant, c’est l’adresse de Patrice Talon à l’endroit de Boni Yayi. Les mots sont si justes qu’on aurait dit que l’homme du Nouveau départ les a longtemps pensés et répétés.
« J’ai beaucoup regretté l’implication de Boni Yayi dans ce qui s’est passé (parlant des violences électorales survenues lors des législatives du 28 avril dernier). Je le lui ai fait comprendre, mais c’est désormais du passé. Mon souhait est qu’il rentre et qu’il montre au peuple béninois que même s’il a désapprouvé la manière dont les élections se sont passées par la mise en œuvre de nouvelles lois et que cela a pu amener des violences, nous sommes capables de tirer un trait sur cet évènement décisif pour nous, de sorte que chacun dans la sagesse continue d’œuvrer à un environnement de paix et de développement. Le président Boni Yayi a été pendant dix (10) ans président de la République du Bénin, donc responsable de notre devenir commun. Même s’il n’est plus à la charge, la noblesse de la fonction continue d’être pour lui un impératif. C’est pour cela qu’il serait bien qu’il rentre d’autant qu’aujourd’hui personne ne doit craindre les suites de son action à cause de la loi sur l’amnistie… ».
Ce message paraît si surprenant, venant de Patrice Talon quand on sait que Boni Yayi a été carrément assigné à domicile et que son départ de Cotonou a été des plus difficiles. Il aura même fallu l’échec de l’assaut de l’armée dans la commune de Tchaourou, ville natale de Boni Yayi pour que le puissant Patrice Talon accepte le départ de son prédécesseur de Cotonou, après une rencontre avec les dignitaires de cette localité. C’est aussi sans évoquer le chapitre du juge d’instruction qui s’est rendu maintes reprises au domicile de Boni Yayi au quartier Cadjèhoun de Cotonou.
Qu’est ce qui a bougé depuis lors pour que Patrice Talon se souvienne subitement que « Boni Yayi a été pendant dix (10) ans président de la République du Bénin…et que la noblesse de la fonction continue d’être pour lui un impératif ».
Il faut être dans le secret des dieux pour répondre avec justesse. Mais s’il est vrai que le président Patrice Talon avait négocié sans succès une rencontre avec Boni Yayi au Niger, il parait de plus en plus évident que quelque chose fait courir l’homme du régime du Nouveau départ. C’est un secret de polichinelle que Patrice Talon ne dit et ne fait rien au hasard. Il a presque toujours eu une longueur d’avance sur ses adversaires. Boni Yayi est mieux placé pour le savoir. Jean de La Fontaine disait dans le Corbeau et le Renard que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.
A l’intérieur du pays, peut-être que Boni Yayi apporterait plus de paix à Patrice. <<Le flatteur, en chatouillant par des louanges les oreilles de ceux qui aiment la gloire, se les attache si fortement qu’ils ne peuvent plus s’en séparer>>, prévient Plutarque. leportail.info

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