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Reformes politiques: le député Alladatin dit pourquoi les lois sont modifiées dans la ‘’précipitation’’

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« On nous accuse d’avoir modifié les lois dans la précipitation », a déclaré hier, le député Orden Alladatin, un partisan du chef de l’Etat béninois, lors de sa communication sur les nouveautés introduites dans les différentes lois modifiées et votées à l’Assemblée nationale à savoir, la Constitution, la Charte des partis politiques et le Code électoral.

Au dire de Orden Alladatin, le protocole de la Cedeao exige que les lois électorales soient votées six (6) mois avant les élections. Ce délai serait passé depuis le 20 novembre. Le président de la commission des lois explique donc qu’il a fallu que les députés de la 8è législature restent dans les délais pour ne pas être accusé de violation des textes.    

Orden Alladatin ajoute que les différentes propositions de modifications étaient déjà faites par les commissions Gnonlonfoun et Djogbénou.

En effet, l’élu du parti Union progressiste (UP) de la 16è circonscription électorale, était l’orateur principal, sur les questions liées la modification des lois électorales, ce samedi 30 novembre 2019, à la cérémonie de sortie officielle des élus UP du Littoral  à Cotonou.

C’est à cette occasion, il est revenu au président de la commission des lois de la 8è législature, Orden Alladatin d’insister sur quelques éléments essentiels desdites lois. Il explique d’abord que la réforme du système partisan est voulue depuis des lustres par les acteurs politiques, sans qu’une volonté politique affirmée comme celle dont a fait preuve le président Patrice Talon, ne soit exprimée.  

Il rappelle que malgré le vote de la Charte des partis politiques presque à l’unanimité des députés de la 7è législature, tous les partis politiques n’ont cru devoir quitter leur confort, pour sacrifier aux exigences contraignantes de ces lois qui ont conduit à la réforme du système partisan et n’étaient donc pas qualifiés pour les législatives du 28 avril 2019.

Au lendemain du scrutin, le chef de l’Etat a convoqué du 10 au 12 novembre, un dialogue national dans la perspective d’une décrispation de la tension sociopolitique, née de la non participation de certains partis politiques à cette échéance. « Il n’existe que 9 partis politiques légitimes et 8 sont allés au dialogue dont 4 de l’opposition (Fcdb, Flam…). Six (6) recommandations consensuelles sont sorties de ces assises et pour y répondre des modifications sont apportées à la charte des partis politiques, au code électoral et la Constitution », a expliqué Orden Alladatin  

 Selon le conférencier, au cours de la modification des lois électorales, les conditions ont été allégées aux partis qui avaient des difficultés pour l’obtention du récépissé lors de l’enregistrement au ministère de l’intérieur, conformément aux dispositions de la Charte partis. Désormais, dans une seule notification, le ministère de l’intérieur doit signifier aux formations politiques toutes les irrégularités relevées dans leur dossier et une fois que le parti s’y conforme, il devra obtenir son récépissé.

En ce qui concerne le Code électoral, le quitus fiscal est maintenu. Orden Alladatin précise que le parti doit obtenir 10% des suffrages aux élections législatives et communales et municipales, pour avoir droit au partage des sièges. Ceci dans le souci d’assurer la prépondérance des partis dans l’animation de la vie politique.

Pour une meilleure représentativité des femmes, les députés de la 8è législature ont aussi modifié l’article 26 dans la Constitution. Désormais, 109 députés seront élus à partir de 2023 dont obligatoirement une femme par circonscription électorale. Et dès 2026, le Bénin organisera ses premières élections générales, afin de réduire le coût des scrutins et de mettre le cap sur le développement du pays.

Le président de la commission des lois qui avait l’attention de son auditoire, est également revenu sur l’élection d’un duo présidentiel. On retient de son intervention que le poste de Vice président est créé pour palier un vide en cas d’invalidé du chef de l’Etat et en vue de maintenir l’organisation des élections. Ainsi, contrairement à ce qui était établi où c’est le président de l’Assemblée national qui prend le pouvoir pour organiser les élections dans un délai de 45 jours, le Vice président conduit le mandat son terme. Le Vice président n’est donc pas membre du gouvernement. Il assure la fonction de ‘’Grand chancelier de l’ordre national’’ et peut représenter le chef de l’Etat à certaines rencontres  quand ce dernier en manifeste le besoin.

Un système de parrainage a été également mis en place : 10% des élus (députés et maire) doivent soutenir une candidature à la présidentielle, soit 16 élus (83 députés et 77 maires donc 160 élus) pour ce qui concerne la présidentielle de 2021.

Pour les dispositions transitoires, les élus communaux qui seront élus en 2020 auront un mandat de 6 ans, et en 2023, les députés qui seront élus auront un mandat d’environ 3 ans. Ceci toujours dans la perspective des premières élections générales en 2026.

Orden Alladatin met le cap sur les élections communale et municipale de 2020 et convie ses adversaires à ce challenge.  

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