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Environnement

Gestion des zones marines et côtières en Afrique de l’Ouest : les acquis de Gmes & Africa et les défis en débats à Cotonou

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Cotonou abrite du 3 au 5 décembre 2019, les 2e réunions des comités régionaux de pilotage et politique du Gmes & Africa du Projet de Surveillance Mondiale de l‘Environnement pour la Sécurité en Afrique (GMES&AFRICA). L’enjeu est de capitaliser les acquis et de partager les expériences pour une meilleure gestion des ressources marines et côtières.

Les lignes bougent en matière d’observation de l’océan en Afrique de l’Ouest. C’est le constat qu’ont fait les comités régionaux de pilotage et politique du Gmes & Africa. Mise en œuvre dans 12 pays de la sous-région dont le Bénin, l’initiative vise à fournir aux décideurs des informations et des outils qui soutiendraient la gestion efficace des ressources marines et côtières en Afrique de l’Ouest. « Nous faisons des prévisions des conditions océanographiques diffusées via SMS au profit des pêcheurs. Il y a la surveillance des navires de pêche à travers le système automatique d’identification. En ce qui concerne les ressources halieutiques, il y a la production de cartes des zones de pêches potentielles pour renseigner les décideurs pour une gestion durable. Il y a aussi le suivi et la prévision des variables océanographiques, la production des indices de vulnérabilité des côtes dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière », a souligné Dogbeda Azumah, chargé de communication et de suivi évaluation du Gmes & Africa.
Lors des premières réunions en octobre 2018, plusieurs résolutions et recommandations ont été prises. L’atelier de Cotonou qui porte sur le thème : « les services marin et côtier d’observation de la terre pour la croissance bleue de l’Afrique de l’Ouest » va donc permettre d’évaluer la mise en œuvre de ces recommandations. En réalité, les pays de la sous-région sont confrontés aux défis de transparence dans la gestion des ressources halieutiques, de pratique de la pêche illicite et non réglementaire et surtout de sécurité alimentaire. « L’accès aux données de l’observation de la terre va donc permettre d’améliorer la gestion des ressources marines et côtières », a martelé Aboubacar Sidibé, Représentant de la Cedeao.
Financé par l’Union Africaine et l’Union Européenne, Gmes & Africa prend aussi en compte le renforcement des capacités régionales et nationales de production et d’application de l’information fondée sur l’Observation de la terre, et de sensibiliser le public au rôle crucial de l’OT dans le développement durable. En procédant à l’ouverture des travaux, Zacharie Sohou, Directeur de l’Institut de Recherches Halieutiques et océanologiques du Bénin, a remercié les différents partenaires et salué les différents efforts consentis jusque-là. «  Les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest font face à d’énormes défis dans la gestion de leurs ressources marines et côtières et l’observation de la terre est l’outil à utiliser. Cela devrait attirer l’attention nécessaire. Le Gouvernement du Bénin s’est engagé à mettre en œuvre des actions concrètes pour protéger les ressources marines vivantes ainsi que notre environnement côtier », a déclaré Dr Zacharie Sohou. Les travaux prennent fin le jeudi 5 décembre 2019.

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