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Feridama 2019 : le Bénin et la Guyane se remémorent l’histoire des masques Bourian et Touloulou

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« Le Masque Touloulou de Guyane (France) et le masque Bourian (Bénin) : quelle contribution au rayonnement des communautés détentrices ». C’est autour de cette thematique que les réflexions ont été menées à l’Institut français du Bénin, le jeudi 5 décembre, dans le cadre de la 10eme édition du Feridama. La conférence débat a été animée par Monique Blerald, Vice-Recteur de l’Université de Guyane, Paul Akogni, Historien du patrimoine culturel et Marc Sagné, Agronome guyanais. Ils ont débattu ce jeudi 05 décembre 2019 sur l’historique des masques Touloulou et Bourian, leur modernisation, promotion, sauvegarde et transmission dans le temps et l’espace.

Un brassage culturel au cœur de la célébration des 10 ans de Feridama. << Toujours habillé de la tête aux pieds, le masque Touloulou, figure emblématique de la culture créole guyanaise représente un personnage typique des femmes bourgeoises depuis le 15è siècle >>, a affirmé Monique Blerald, Vice-Recteur de l’Université de la Guyane. Elle a rappelé que la Guyane est une région de la France qui est pluri-culture détenant une société de masque appelé Touloulou. Ayant déjà obtenu son classement au patrimoine français en octobre 2017, elle ajoute que les autorités militent pour que le Touloulou soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. << On a une valeur patrimoniale qui est importante mais l’enjeu économique de la valorisation de ces savoirs est souvent sous-estimé >>, se désole Marc Sagne qui met aussi un accent sur le recensement, la transmission, la protection juridique et la valorisation économique des savoirs traditionnels et initiatiques. Il suggère alors un projet de création d’une plateforme numérique pour la promotion du carnaval du Guyane et sa valorisation économique en vue de son inscription à l’UNESCO.
Quant à Paul Akogni, il revient sur l’historique du masque Bourian d’origine Agouda du Bénin qui se danse sur un air Samba, dont les percussions se modernisent. << La communauté détentrice de souche et de référence du Bourian, reste la famille Lévis >>, a-t-il précisé. Mais il ajoute qu’il est regrettable de constater qu’il n’existe aucun plan de sauvegarde du Bourian et même de tout ce qui est élément du patrimoine immatériel. En lieu et place, il propose de faire des travaux qui permettent d’identifier et de définir le Bourian. Tout comme ces prédécesseurs, il souhaite qu’un travail soit fait pour classer le Bourian au plan national et envisager son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il faut rappeler que les conférenciers ont salué Marcel Zounou qui, à travers la 10ème édition de Feridama assure une promotion du Bourian et du Touloulou. Un défilé sous des sonorités spécifiques à chaque société de masque a mis un terme au Feridama 2019 qui a connu la présence des professeurs Dorothée Kindé Gazard et Soumanou Toléba.

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