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Politique

Bénin: l’opposition critique la gestion de Patrice Talon

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L’opposition béninoise s’est une nouvelle fois insurgée contre la gouvernance du président Patrice Talon. Elle s’est exprimée ce mardi 10 décembre 2019 au quartier Cadjèhoun de Cotonou.

Lire la déclaration des acteurs de la résistance à la gouvernance de Patrice Talon

Nous sommes dans les fers et nous n’avons pas d’autre choix que de les défaire.Oui ! Nous briserons les chaines de l’intimidation et du terrorisme d’État, nous briserons les chaînes de la corruption et de l’arbitraire pour retrouver la démocratie, nos libertés individuelles et collectives, notre justice, nos forces de defense et de sécurité, notre fierté,  notre dignité en tant que filles et fils de ce beau et cher pays le Bénin.
 Enfant du Bénin débout ! 
Mesdames et messieurs,
Au delà de la crise de gouvernance et de démocratie que vivent notre pays et son peuple, et malgré la bataille d’avangardiste des forces politiques de la résistance très efficacement appuyée des démarches des démocrates et institutions d’Afrique et du monde, le Président Patrice TALON, à travers son emmurement, s’est résolu à poursuivre son œuvre de démantèlement de la démocratie béninoise, de liquidation de l’état de droit et des acquis de la Conférence Nationale des Forces Vives de février 1990, de démantèlement et d’accaparement de l’économie de notre pays. Le Bénin aujourd’hui n’est plus seulement en crise de démocratie. Il est, et de façon ostensible et ostentatoire, confiné au désespoir, à l’impasse et au chaos. Le destin commun de tout un peuple, notre vivre ensemble se trouve en danger aux mains d’une caste d’hommes d’affaires pervers, mafieux, cupides.Depuis avril 2016, le Bénin ploie sous le poids de la dictacture des “lois” personnelles du régime du Président TALON qui s’obstine à ne pas entendre raison et le bon sens que suggèrent pourtant les événements qui s’enchainent les uns après les autres pour démontrer à suffisance que l’Etat est devenu déliquesquescent (1) compromettant de ce fait notre présent et notre futur, ainsi que la crédibilité internationale de notre pays (2) et notre économie désormais en lambeaux (3) avec son corrolaire, la misère sur tous les visages.
LA DÉLIQUESCENCE DE L’ÉTAT
L’autorité de l’État s’est affaiblie. Depuis le rejet du scrutin du 28 avril 2019 par plus de trois quart du corps électoral, la descente aux enfers s’accélère pour les institutions de la République. C’est le cas du parlement de sang installé sous haute surveillance militaire et policière qui poursuit le démantèlement des institutions en révisant à l’aube du 1er novembre 2019, la constitution du 11 décembre 1990 pour accomplir un vœu égoiste et incohérent  du Président de son conseil d’administration, Monsieur Patrice TALON. Les Forces Vives de la Nation ne s’auraient donner du crédit à ces institutions et dispositions  fabriquées à la va vite et incérées dans ladite révision constitutionnelle. Faudrait-il le rappeller, l’État a pour mission essentielle de protéger ses citoyens en construisant leur vivre-ensemble dans l’ordre et la stablité républicaine. Le constat depuis 2016 est éffarant. Le Président de la République a en aversion, l’Etat et procède progressivement à son déboulonnement tête baissée au profit d’agence et des lois dont l’organisation ainsi que les objectifs réels demeurent secrets mais concourant essentiellement à la construction de l’empire TALON.
LA CRÉDIBILITÉ ENTAMÉE DU GOUVERNEMENT
En Uruguay, la douane a mis la main sur un plus de trois (3) tonnes de cocaïne, le mercredi 20 novembre 2019, au port de Montevideo. Selon l’itinéraire décrit par les autorités douanières uruguayennes, le conteneur intercepté avait quitté le Paraguay et après une étape à Ténérife en Espagne, allait se diriger vers Cotonou. Cette importante quantité de cocaïne dissimulée  dans une cargaison de riz est estimée à la revente à plusieurs millions de dollars par la douane uruguayenne.  Le gouvernement de notre pays ajoute à la confusion par des déclarations et actes qui suscitent moult interrogations.A qui appartiennent la cargaison de riz en question ?Quelle est la structure (sous contrat avec l’Etat béninois) chargée du contrôle et de la verification des marcahandises à l’embarquement et au débarquement ?A qui appartient cette structure ?(Silence radio)Le devoir d’un gouvernement responsable est de lever l’équivoque. Du 21 novembre 2019 à ce jour, l’opinion nationale est prisonnière d’un lourd et profond doute. Comme si cela ne suffisait pas, l’administration et la diplomatie béninoise se lancent dans une chasse à de petites gens qui ne cherhent qu’à savoir et à l’Union Europénne avec des mobiles falacieux de renvoi puis de retrait d’agrément au chef de la délégation européenne. Les allégations du gouvernement pour justifier cet acte n’ont pas pu être étayées jusqu’à ce jour.Cet événement et surtout la gestion ô combien suspecte qui en a été faite, montre la nature même de ceux qui nous dirigent et révèlent aux yeux du monde qu’ils sont totalement indignes et de facto disqualifiés pour continuer à nous diriger, même s’ils s’accrochent encore désespérément à un pouvoir qui tremble dans leurs mains impures.Quant au renvoi de l’ambassadeur Oliver NETTE de l’Union Européenne, ce n’est autre qu’une opération en étroite ligne avec la vassalisation des institutions de la République. Désormais, c’est au tour des représentations diplomatiques étrangères qu’on veut soumettre au traitement local. Qu’ils ne s’emeuvent guère des dérapages d’un petit dictateur boulimique qui se croit dans un pays de l’est du vieux continent.
L’ÉCONOMIE EN LAMBEAUX
La fermeture des frontières du Nigéria constitue un gros problème que le gouvernement n’arrive pas à résoudre. Cet aveux d’incapacité est une démission et un défaut de compétence diplomatique. Les conséquences se mesurent sur l’activité économique nationale qui est réduite à la mévente, et à la perte de profits à tous les niveaux. La multiplicité des taxes contraint les entreprises à fermer et à licencier en masse. Pour masquer ses contre-performances le gouvernement s’endette massivement et clandestinement, son Président se réjouit  et se fait passer pour un meilleur gestionnaire de dette.
LA MISÈRE DES POPULATIONS
La misère se lit sur tous les visages. La mendicité est désormais ambiante au Bénin. Des milliers de jeunes sont jetés à la rue sous la honteuse justification de réformes. D’autres le sont parce qu’ayant refusé de se soumettre à l’injustice d’État et d’autres encore le sont parce que leur seule présence au poste gène la frauduleuse construction de l’empire TALON aux dépens de l’État. Et pourtant les milliers de femmes et de jeunes comme MAMAN Yannick espéraient le minimum de bonheur et de joie avec l’avènement du régime TALON. Essoufflé donc, le régime devient frileux et frappe à tort et à travers comme si c’est en distribuant la peur à la place du pain, ou en envoyant les femmes et les jeunes qui crient leur ras-le bol sur les réseaux sociaux, en prison que la croissance à deux chiffres serait une réalité.Et pendant ce temps, un quidam, soi-disant cadre de l’administration des impôts, s’empare de quatre milliards (4.000.000.000) de nos francs et disparaît dans la nature comme si nous étions dans la cour du roi Petaud. Et tenez-vous bien, la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) à dit qu’elle ne peut connaître de l’affaire. Et le présumé voleur se balade sans être sous le coup d’aucun mandat, ni d’arrêt, ni d’emmener, ni de dépôt. C’est ça le pouvoir dit du nouveau départ et de la rupture.Les ménages sont en grande souffrance au moment où le clan TALON célèbre ses milliards accumulés. Vivre désormais avec deux dollars soit mille francs CFA devient un exploit au moment ou les salaires des désignés du désormais empereur de la République sont multipliés par trois, quatres ou même par cinq.     Face à la tragédie qui se joue sous nos yeux depuis avril 2016, la résistance ne cesse de rappeler sa ligne de combat et n’entend pour rien au monde y fléchir, quel qu’en soit le prix à payer. Que le Président Patrice TALON refuse de saisir cette chance inouïe que le sort lui a offerte pour se racheter quelque peu de tout le tort qu’il a pu causer à ce pays et qu’il veuille malgré tout et à pas de charge, passer dans les décombres de l’histoire comme un dictateur sanguinaire, un ploutocrate impitoyable, c’est un choix qui relève de son seul et libre arbitre. Ce qui ne relève pas par contre de sa volonté est d’embarquer aux forceps le Bénin dans ce dessein ténébreux et diabolique. Ce pays a sûrement pu tout lui donner ou plutôt qu’il a pu tout lui voler, il doit cependant retenir qu’il n’a pas avec notre pays à tous, un destin lié et aucune gloire personnelle ne saurait autoriser que l’on viole l’histoire de tout un peuple.La position de  la résistance nationale reste claire, non négociable et intransigible. Les législatives du 28 Avril dernier sont illégales, illégitimes, nulles et de nul effet. Par conséquent, le hold-up institutionnel qui s’en est suivi avec la confiscation du pouvoir législatif dans un bain de sang, est une crapuleuse violation du pacte démocratique. Les forces politiques de la résistance ne se reconnaissent pas dans un tel parlement dont les actes n’engagent que leurs auteurs. La prétendue révision de la constitution est le crime supplémentaire qui confirme, qu’à l’égard du Bénin, de son peuple ainsi que de ses amis et partenaires, le pouvoir du Président Patrice TALON n’a ni foi, ni scrupule et ni respect.Le pouvoir du Président Patrice TALON face à ses propres limites, est aux abois. C’est justement pourqoi il ne manifeste aucun intérêt à travailler au rétablissement de la démocratie et de la paix qu’il a flouées à dessein. C’est ce qui justifie son mépris à l’endroit des porteurs d’eau qui espèrent encore pouvoir nous ramener sur le bon chemin. Le traitement très peu courtois que le Président Patrice TALON a infligé à la dernière délégation de la CEDEAO dans notre pays est le témoignage éloquent que le pouvoir dit de la rupture s’est complètement enivré de ses propres turpitudes pour être en proie à une véritable folie du pouvoir.Maintenant, que nous reste-t-il ?Que reste-t-il quand le nouvel empereur  rejette tous les services de bons offices, renvoie sans état d’âme les mains amies et se ferme  bougrement à toute possibilité de rétablir la démocratie et la paix par la voie de la raison  et de la sagesse en préférant exclure tout  Béninois qui refuse d’être son obligé,  son prestataire de service, ou qui n’a pas eu la chance d’être un de ses proches ou encore un de ces nombreux identifiés et nommés par lui ?Il ne nous reste qu’une seule et ultime solution,  celle que nous recommande la constitution de notre pays : l’expression du peuple souverain à travers de courageuses manifestations de la rue.La Résistance Nationale ne se laissera pas conduire à l’abattoir. Elle appelle toutes les filles et tous les fils du pays à se tenir instamment prêts pour récupérer notre démocratie dans les heures et jours à venir à travers des mouvements populaires  de jours comme de nuit sur toute l’étendue du territoire national.Enfant du Bénin debout, le destin de ton pays t’appelle au secours.Pour lui, aucun sacrifice n’est et ne sera de trop.La Résistance

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