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Soudan: Omar el-Béchir condamné à deux ans de résidence surveillée

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L’ancien président soudanais Omar el-Béchir écope de deux ans de résidence surveillée. Le verdict a été donné ce samedi 14 décembre à Khartoum. Il est condamné pour corruption.

Destitué par l’armée sous la pression de la rue, l’ex chef d’État soudanais est maintenant fixé sur son sort. Il a été condamné à deux ans de résidence surveillée par un tribunal spécial pour avoir perçu de fonds de l’Arabie saoudite. « C’est un procès politique », a répété à la presse Mohamed al-Hassan, son avocat, qui a notamment assuré que l’argent n’avait pas été utilisé à des fins personnelles mais sous forme de dons. Un témoin a d’ailleurs affirmé au cours du procès que l’ex-président aurait donné quelque cinq millions d’euros au groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (RSF). Ce que le tribunal n’a pas pris en compte. Néanmoins, l’ancien président a reconnu avoir perçu un total de 90 millions de dollars du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dans le viseur de la Cour pénale internationale (CPI) depuis quelques années, ce premier procès n’a pas évoqué les lourdes accusations portées à son encontre pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide » au Darfour. Une guerre qui a fait 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU. À ce jour, le gouvernement soudanais de transition n’a pas autorisé l’extradition de l’ex-dirigeant à La Haye au siège de l’institution. Le pays n’a pas ratifié le traité fondateur de la CPI.

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