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Littérature

Grand Prix Littéraire du Bénin : Anna Dangnivo, Giovanni Houansou, Roger Glèlè lauréats

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« Sitou et la rivière de la nudité » de Anna Baï Dangnivo, « le Traquenard amoureux » de Roger Glèlè et « la rue bleue » de Giovanni Houansou sont les trois œuvres primées pour le compte de l’édition 2019 du Grand Prix Littéraire du Bénin. C’est ce qu’a décidé le jury présidé par Florent Nouwligbèto qui a travaillé sur les œuvres retenues par les comités de présélection. « Nous avons élaboré pour chaque genre littéraire une grille d’évaluation, en toute esprit d’indépendance. Sur la base de critères objectifs de la matrice d’appréciation, chaque membre du jury a lu son corpus d’œuvre dans son coin. Pendant la délibération, et pour chaque genre littéraire, chaque membre du jury a donné la moyenne attribuée à l’œuvre arrivée en première position. Un débat général a été ensuite ouvert au cours duquel chacun des membres du jury a commenté et justifié ses choix. La moyenne pour chaque auteur en lice est obtenue par l’addition des trois notes divisées par trois », a-t-il souligné. Ainsi, dans la catégorie Conte, Anna Baï Dangnivo part avec le Grand prix à travers son œuvre « Sitou et la rivière de la nudité ». « Nous devons faire rêver nos enfants. Ça commence par le conte », a-t-elle martelé. Roger Glèlè, auteur de « le Traquenard amoureux » est distingué dans la catégorie Nouvelle et Giovanni Houansou, auteur de « la rue bleue » dans la catégorie théâtre. Cependant, dans les catégories Roman et Poésie, le jury n’a pas décerné de prix. « Premièrement l’écriture poétique est encore peu connue et maitrisée. La poésie n’est pas l’art d’aller à la ligne. Elle implique un état d’âme particulier, un travail profond sur la langue qui puise dans le mot, l’image, le rythme, les ressources nécessaires à l’expressivité. C’est ainsi que le poète parvient à communiquer à l’âme du lecteur la beauté des lettres, des sons et des images. Deuxièmement, certaines œuvres se présentent comme des ramassis de bonnes intentions ou des condensés de morales. Certes, la littérature ne rejette pas l’éthique. Mais elle est d’abord esthétique. Elle est d’abord un travail constant sur la langue. Troisièmement, le style de certains auteurs est expressif d’un travail d’écriture précipité, improvisé et rapide » a déploré le président de jury. Satisfait des travaux, le ministre Jean-Michel Abimbola promet des actions majeures pour rehausser la littérature béninoise. « Qu’il soit désormais entendu que le Bénin rêve grand pour sa littérature, pour les femmes et les hommes qui en sont les acteurs », a-t-il déclaré.

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