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Littérature

Grand prix littéraire du Bénin/Deux catégories non primées : Voici ce qu’en dit le ministre Abimbola

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Le Bénin a sacré ses talents de la littérature le vendredi 27 Décembre dernier à Cotonou. Le Grand Prix Littéraire du Bénin pour célébrer les talents de cinq grandes catégories à savoir la poésie, le conte, la nouvelle, le roman et le théâtre. L’initiative vient renseigner sur le combat quotidien du Bénin pour la reconquête de son titre de Quartier Latin. L’occasion était aussi bien indiquée pour un diagnostic profond de la littérature béninoise. L’universitaire Dr Fernand NOUWLIGBETO, Président du Jury et l’écrivain Habib DAKPOGAN s’y sont attelés sans complaisance. Il ne peut en être autrement quand on découvre sans grand étonnement pour Jean Michel Hervé ABIMBOLA que deux des cinq catégories en lice n’ont pas été primées. La Poésie et le Roman n’ont pas reçu de prix. Pas parce qu’ils n’ont pas eu de participants, mais le Jury composé des sommités de la littérature béninoise n’a trouvé aucune des œuvres soumises à leur appréciation, pertinente pour décrocher le Grand prix littéraire dans ces deux catégories.
Le Ministre en charge de la Culture salue ce courage des membres du Jury de rester collés aux critères de la compétition depuis la phase de présélection. Tout en appréciant cette rigueur, Jean Michel ABIMBOLA a invité les auteurs à redoubler d’ardeur au travail et à cultiver la rigueur et l’excellence afin de produire des œuvres de grande qualité.
Et quand Habib DAKPOGAN peint courageusement le tableau actuel de la littérature béninoise et le Jury outre ses observations, fait des recommandations aussi bien à l’endroit des participants que des organisateurs de la compétition, l’appel du Ministre ne vient que pour conforter les juges dans leur travail combien remarquable.
Lire un extrait de l’intervention du Ministre ABIMBOLA
« Je voudrais féliciter le jury pour avoir marqué la nécessité de ne pas décerner de prix pour ces catégories pour ne pas rabaisser le niveau. Je voudrais dire aux différents auteurs que c’est également une façon de les encourager à mieux faire. (…) Cela suscite en moi un certain nombre de préoccupations que vous avez différemment évoquées à savoir le financement de la chaîne du livre. Faut-il financer l’auteur qui a son manuscrit sous les bras et qui veut lui-même éditer et distribuer ? Ou ne faut-il pas définitivement soutenir les maisons d’édition et ne plus financer directement les auteurs avec leurs manuscrits ? Je ne pense pas que ce soit un service que nous rendons à la littérature en acceptant que chacun écrive à l’Etat notamment, à travers le fonds des arts et de la culture pour solliciter quelques subsides pour éditer et peut-être ne plus distribuer (…) Nous devons travailler sur les formations dont vous avez parlé. Mais je voudrais vous avoir à mes côtés parce que quand le train de la rigueur se met en marche, je n’entends plus les cris d’orfraie. Je voudrais pouvoir compter sur vous pour que le moment venu, vous puissiez dire que c’est ce que vous avez souhaité pour que nous puissions hisser la littérature béninoise au meilleur diapason. Si nous devons écrire le Bénin, nous devons le faire dans la rigueur et dans l’excellence ; nous devons écrire le Bénin pour que nous puissions tendre vers l’appréciation que nous sommes le quartier latin de l’Afrique. »
Prince Germ.

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