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Sécurité

Sécurité en Afrique subsaharienne: des réflexions sur les défis des élites militaires et policières à Cotonou

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Le Chef d’Etat-Major Général, l’Amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, a présidé dans la matinée de ce jour, les travaux d’ouverture du séminaire du réseau des commandants d’académies militaires et de police, qui se tient les 17 et 18 février à Cotonou.

En effet, dans le cadre de ses activités de dialogue sur les politiques de sécurité en Afrique subsaharienne, la Fondation Konrad-Adenauer a organisé un séminaire à Abidjan en 2019 au profit des Commandants et Directeurs d’académies militaires et de police du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Niger et du Sénégal. Et c’est à la suite des travaux qu’un réseau d’échange entre les différents acteurs ainsi que plusieurs projets ont été envisagés pour mutualiser les offres et les enseignements proposés.

La rencontre de Cotonou élargie à d’autres pays qui ont manifesté leur intérêt, à l’instar du Mali et de la Guinée vise d’une part à échanger sur l’état des lieux et les défis de la formation des élites militaires et de police et d’autre part, à établir un plan d’action de mise en œuvre du ou des projets retenus.

Au dire du Chef d’Etat-major général, dans nombre de pays africains, les forces armées ont été souvent présentes sur le devant de la scène politique : soit pour s’emparer du pouvoir par les armes, et ce aux dépens des urnes ; soit pour apporter une réponse à des blocages politiques ou à des crises postélectorales ; soit pour jouer un rôle dans le règlement de crises entre mouvements populaires et pouvoirs autoritaires en place. Il ajoute que les armées en Afrique se sont souvent retrouvées dans l’arène politique, position par essence contradictoire à leur mission, à leur vocation.

C’est à juste titre que le Directeur du programme pour le dialogue  sur la sécurité en Afrique subsaharienne (Sipodi), de la fondation Konrad Adenauer Stiftung (KAS), Roland Stein affirme que la fondation accompagne le réseau des élites militaires et de policières pour entre autres : promouvoir le dialogue sur les politiques de sécurité notamment la formation initiale et continue des officiers, créer un cadre d’échanges de bonnes pratiques et de partager des défis entre les différentes centres de formation et concevoir et mettre en œuvre des projets communes en mutualisant les moyens d’intervention et en favorisant la circulation des compétences entres les écoles. 

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