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Bénin/Séminaire ministériel: l’enseignement supérieur célèbre autrement les 30 ans de la conférence nationale

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Le bilan politique domine les débats à l’occasion de ce 30ème anniversaire de la conférence nationale qui s’est déroulé du 19 au 28 février 1990. Mais les universitaires, sous l’égide de la ministre de l’enseignement supérieur, Eléonore Yayi, célèbrent autrement l’évènement. Le vendredi 21 février à l’amphi Isba, de la Faculté des sciences de la santé (Fss) à Cotonou, plus de 300 délégués du monde universitaire se sont réunis à l’occasion du séminaire ministériel initié par Eléonore Yayi.

10 communications ont meublé ces assises, après la conférence inaugurale dont le thème est intitulé : « Regards croisés des acteurs sur les réformes dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». Regards croisés, car étaient mobilisés à ce séminaire-conférence, les recteurs des universités publiques, les membres du cabinet ministériel, les représentants des universités privées, les responsables des Centres des œuvres universitaires (Cous), les professeurs de divers rangs, des représentants du Conseil national de l’éducation (Cne)… En un mot, tous les acteurs de la chaîne universitaires ont pris part à l’initiative du ministre de l’enseignement supérieur.

A l’ouverture des travaux, Eléonore Yayi a expliqué que cinq (5) mois après sa prise de fonction, elle a eu a échanger avec tous les agrégats et recueilli beaucoup de plaintes à la fois de la présidence, du médiateur de la République, que des acteurs. « J’ai compris qu’il y a des choses à revoir, des informations qui ne sont pas partagées, des situations gérées de manière occulte. Nous ne sommes pas venus pour revendiquer mais nous sommes venus parce qu’il y a des problèmes…Nous devons faire en sorte que notre système soit renforcé à la fin de nos discussions », a précisé Eléonore Yayi.

Au titre des communications on retient entre autres : Harmonisation des offres et coûts de formation dans les UNB ; assurance qualité dans les UNB et équivalence des diplômes ; formations doctorales et gestion des laboratoires de recherches dans les UNB ; gestion des heures supplémentaires et de vacation dans les UNB ; analyse du processus de recrutement des assistants et critères de reclassement des inscrits sur les différentes listes d’aptitudes du Cames.

 « Des initiatives ont eu lieu depuis 2016 et les résultats montrent que ça ne va toujours pas. Ce séminaire est une initiative noble et louable qui permet de rassembler tous les acteurs autour des problèmes majeurs qui minent le sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Si nous nous retrouvons, c’est pour que tout ce qui est élément de blocage pour la bonne marche de notre sous-secteur soit revisité, discuté, ceci en tout franchise, pour que chaque acteur sache quelle est sa partition dans la chaîne de décision », a déclaré le professeur titulaire, Odile Dossou Gbèdégbé, Doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales.

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