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Le COVID-19 ou la crise des valeurs humaines: Roch Gnahoui DAVID Un autre citoyen du monde

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Décembre 2019, un rien du tout pensait-on à tort ou à raison a éclaté dans la ville chinoise de Wuhan. Et pourtant ce sera le début d’une épidémie, le COVID-19 provoqué par le Coronavirus qui au fil du temps, a commencé à infecter des milliers de personnes. Ce COVID-19 s’est propagé dans le reste du monde et, a contaminé les personnes sur les cinq continents sans discernement. Cela est devenu une pandémie, une urgence sanitaire mondiale invitant à une réponse immédiate. Les Etats ont décidé d’agir en prenant des mesures préventives drastiques afin de contenir la pandémie. Confinement, isolement, quarantaine, fermetures des écoles et des universités, contrôle des frontières et même fermeture de frontières etc. Cela représente les mesures principales exceptionnelles prises par la majorité des États dans le monde, dans le but d’enrayer la propagation du Coronavirus. La réaction des autorités publiques face à cette urgence sanitaire porte atteinte aux droits fondamentaux de millions de personnes. Il y a assurément une remise en question de plusieurs droits fondamentaux, tels que le droit à la santé, le droit de circuler librement, voire la liberté de religion, le droit d’asile, le droit de manifester etc. Les valeurs humaines qui sont liées à ces droits fondamentaux se trouvent perturbées et cela pourrait à terme engendrer des conflits. Ensemble des vertus, les valeurs humaines déterminent le comportement de la personne soit avec elle-même, soit avec ceux qui l’entourent. Ainsi, toutes les actions qui sont vraiment considérées comme correctes font partie des valeurs. On peut, certes, évoquer différents types de valeurs mais lorsque l’on parle des humains, on indexe les valeurs qui créent le lien à autrui en touchant l’humanité de l’autre à partir de notre propre humanité.  Ce sont les valeurs humaines qui nous permettent de vivre ensemble en bonne harmonie et de contribuer personnellement à la paix.  Il faut accepter, respecter, considérer et apprécier l’autre, tous les autres humains, aussi différents soient-ils, et aussi soi-même. Ces valeurs humaines sont universelles, car elles sont partagées par tous (ou la grande majorité), les habitants de la planète, quelles que soient leurs pensées religieuses, leur origine (nationalité et culture) et leur histoire. Mais elles sont fragilisées. Le COVID 19 au regard de ces valeurs introduit une discrimination, à tous les niveaux, préjudiciable à la race humaine et interpelle sur une union sacrée pour sauver l’humanité.

_a- La crise des valeurs humaines : l’autre drame_

Le monde s’effondre est-on tenté de dire au vu des conséquences dévastatrices du COVID-19 sur le plan mondial. Aucun pays n’est épargné. Mais le pire qui s’observe est une ségrégation liée à la maladie. Cette crise sanitaire a mis en évidence une autre crise, celle des valeurs humaines. Il a été révélé par les médias que les personnes originaires de Wuhan ont été confrontées à un harcèlement indescriptible et une stigmatisation généralisée en Chine. Elles ont notamment été rejetées d’hôtels ou barricadées dans leur propre appartement, et les informations personnelles (données personnelles) de certaines personnes ont été divulguées sur Internet. Des Chinois et des Asiatiques en général ont vu leur accès aux bars, musées, voire l’entrée dans certains pays, refusé et ont été victimes de comportements discriminatoires, au seul motif que l’expansion du virus a commencé en Chine (le président des États-Unis, Donald Trump désigne régulièrement le COVID-19 sous le nom de « virus chinois »). On utilise la pandémie pour justifier des politiques racistes et discriminatoires (Etats Unis contre le Mexique). Dans certains pays, les gens changent de trottoirs quand devant eux, c’est un asiatique qu’ils sont susceptibles de croiser. Dans les aéroports, on regarde les asiatiques comme des vecteurs systématiques de transmission de la maladie. À Londres, un étudiant de Singapour a été frappé violemment lors d’une attaque à caractère raciste. En Afrique, il n’est pas rare d’entendre des propos du genre « ne vous approchez plus des personnes à la peau blanche sans aucune distinction de nationalité. Même les africains qui vivent en Asie, en Europe ou en Amérique sont suspectés de contaminer les leurs et de propager le mal lorsqu’ils débarquent chez eux ou dans leurs pays d’origine. Ce sont des étrangers désormais et le mal vient de l’étranger.  Ces comportements constituent, bien sûr, des discriminations liées à la nationalité et au lieu de résidence à l’étranger. Elles ne peuvent pas prospérer face au droit. Fermer les frontières, fermer les aéroports, c’est légitime car on a peur ; mais semble-t-il, la réponse doit être ailleurs pour éviter que cette crise des valeurs humaines ne transforme le monde en une jungle. Il n’y a aucune excuse pour le racisme ou la discrimination en raison du COVID-19 qui tue, qui assassine. Les gouvernements du monde entier doivent adopter une politique de protection à l’égard des victimes des attaques et rappeler à tous l’union et la solidarité.

_b- L’union et la solidarité : la réponse_

Au-delà des réponses sanitaires, scientifiques et autres, une forte place doit revenir à l’humanité. On a toujours milité pour l’état de droit. Il est temps de mettre au cœur des politiques des Etats, l’économie de droit qui confère un plein épanouissement de l’être humain en dépit des marchés économiques nécessaires. L’économie ne peut à elle seule tout régenter. Le tout économique vient d’être ébranlé par l’ennemi invisible. Quand on voit, aujourd’hui, les sommes faramineuses décaissées par certains Etats pour endiguer la maladie, c’est ahurissant. Encore faut-il avoir ces moyens. C’est pourquoi, le monde pour combattre cette pandémie et ses conséquences futures, doit s’appuyer sur l’union, la solidarité et la coopération au-delà des frontières. Le COVID-19 doit plutôt unir et non diviser. Rien ne peut se faire ou prospérer sans les hommes au cœur du processus. « L’homme est le remède de l’homme ». Les hommes de toute catégorie, impliqués, respectés et ainsi productifs pour un développement durable. La nature exhorte à une reconsidération des politiques. Avec les valeurs humaines mieux engagées le monde irait mieux. Il s’agit sans doute de reconsidérer l’ordre mondial, la mondialisation. Quid de demain avec par ailleurs le numérique ? Quid de la spiritualité ?
« Que pouvez vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille » (Mère Thérèsa). 
Eduquons autrement à l’amour pour un monde meilleur après le COVID-19. Mais c’est maintenant.

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