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Angola: Isabel Dos Santos sera-t-elle candidate à la présidentielle de 2022 ?

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«Mon père a laissé un grand héritage politique que moi et de nombreux angolais aimerions voir respecté. L’Angola est ma patrie. Je ferai tout ce que j’ai à faire pour défendre et rendre service à ma terre et à mon pays», avait déclaré Isabel Dos Santos à la chaîne portugaise RTP3 en janvier 2020. Il se dit dans son entourage que la fille de l’ancien président angolais, pourrait concourir à la présidentielle de 2022.

Pour les partisans de la milliardaire : «Le pouvoir angolais actuel fournit autant d’efforts pour bloquer Isabel Dos Santos parce qu’ils savent qu’elle a un grand avantage pour être candidate à l’élection présidentielle».

Depuis trois ans, Isabel dos Santos, 47 ans, est devenue une cible du nouveau président Joao Lourenço, qui au nom de la lutte contre la corruption, l’a écartée depuis fin 2017, de la présidence de la compagnie pétrolière nationale Sonangol, c’est-à-dire après le départ de son père du pouvoir : Jose Eduardo dos Santos qui a régné de 1979-2017 à la tête de ce deuxième pays producteur pétrolier d’Afrique subsaharienne.

En décembre dernier, un juge civil angolais avait ordonné le gel des comptes bancaires et des actifs d’Isabel dos Santos et de son époux d’origine congolaise, Sindika Dokolo dans plusieurs sociétés angolaises. Il s’agit de mesures intervenues, selon le parquet général de Luanda, dans le cadre d’une enquête sur des transferts de fonds suspects des entreprises publiques Sodiam (diamant) et Sonangol, qui « ont bénéficié à des compagnies étrangères dont les accusés sont les bénéficiaires ». Mais au dire de son conseil, Dan Morrison : “Isabel a été visée par un tsunami d’allégations venues d’Angola sur la base de documents secrets (…) et de faux”.

Le ministère public estimait à plus d’un milliard de dollars le montant des fonds publics détournés, qu’il a réévalués aujourd’hui à 5 milliards de dollars. A la fin du mois de janvier, l’affaire a pris un autre tournant avec la publication par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) d’une enquête, sur les “Luanda Leaks”, qui l’accuse sur la base de plus de 700.000 documents piratés d’avoir “siphonné les caisses du pays”. La justice portugaise a aussi gelé les comptes de Mme dos Santos et certains de ses actifs au Portugal, où elle a investi dans la banque et les télécommunications.

Mais Isabel dos Santos affirme que toutes les allégations portées contre elles sont truffées « de mensonges évidents, d’erreurs et d’omissions » et « motivées politiquement ». Elle a fait publier la copie de son passeport versée au dossier. Un document signé… Bruce Lee, l’acteur de kung-fu des années 1970. “Si l’Angola avait la preuve qu’Isabel dos Santos a violé la loi, il n’aurait pas eu besoin d’un faux passeport”, soutient Morrison. Pour lui le gel a été décidé sur la base de documents « faux, fabriqués et irréguliers”. “Trois morceaux de papier”, a raillé Dan Morrison. “Les affirmations de l’Etat angolais ne sont soutenues par aucun document (…), ils fabriquent de fausses preuves pour remplir le dossier ».

Les conseils du couple sollicitent de la justice angolaise l’annulation du gel de leurs avoirs dans le cadre de la procédure civile.

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