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Afrique

Le G5 Sahel à Nouakchott : des progrès significatifs, Macron prend de nouveaux engagements

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A Nouakchott en Mauritanie, les pays du G5 Sahel et leurs partenaires internationaux ont salué les progrès effectués depuis six mois notamment après le sommet de Pau. C’est le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, président en exercice du G5 (Mauritanie, du Mali, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso), qui a accueilli ce mardi 30 juin, ses homologues sahéliens, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et les dirigeants français et espagnol.

Au menu de ces assises, l’état d’avancement des engagements pris à Pau en janvier dernier en présence des cinq chefs d’État africains, qui incluent notamment la création de la Coalition pour le Sahel.

Au regard du chemin parcouru, les dirigeants présents au sommet de Nouakchott ont approuvé entre autres, le renforcement de la force Barkhane, les succès militaires enregistrés dans la zone des 3 frontières ainsi que les différentes améliorations notées au sein du G5 Sahel depuis la mise en place d’un état-major commun.

« La coalition que nous avons annoncée à Pau, il y a six mois, est en place. Nous avons amélioré notre efficacité dans la lutte contre le terrorisme, mieux partagé l’information, réussir le centre unique et de coordination à Niamey et eu des résultats spectaculaires en particulier dans les dernières semaines. Dans la région des trois frontières, des zones ont été reprises aux groupes terroristes, les armées se redéployent, le rapport de force a été inversé », a déclaré Emmanuel Macron, en souhaitant que cette dynamique soit confortée et l’amplifiée.

Pour le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani : « Les efforts se poursuivent, les progrès sont significatifs mais restent insuffisants ». Il s’est aussi inquiété de la crise en Libye qui s’étend et, qui pourrait nourrir les groupes armés et le terrorisme.

« Face aux faits graves qui ont été rapportés les enquêtes seront menées. Le Sahel ne doit pas plongé dans un cycle de violence et de représailles. C’est précisément ce que cherchent les groupes terroristes. C’est ce qu’ils ont fait par le passé. Les populations Peulhs en particulier ne sont l’ennemi de personne. Nous n’avons qu’un ennemi : le terrorisme islamiste dans toute la région », insiste le président français, Emmanuel Macron.

Et en ce qui les faits graves rapportés à savoir les détournements des budgets militaires et des pots-de-vin versés lors des contrats d’armement, les dirigeants se sont engagés à renforcer la lutte contre l’impunité. Il s’est agi d’un point sur lequel le président du Conseil européen Charles Michel et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres ont particulièrement insisté, faisant observer au cours de la conférence, la nécessité de faire respecter les droits humains.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a souhaité un renforcement de la Minusma. « A la lumière de nos échanges et des progrès accomplit depuis six mois, la France poursuivra son engagement au Sahel. Au-delà de l’effort militaire, c’est le retour de l’Etat, des administrations, des services aux populations que nous allons poursuivre au Sahel. C’est l’enjeu des prochaines semaines, des prochains mois », a déclaré Emmanuel Macron.

Il faut rappeler que la coalition vise à regrouper toutes les initiatives internationales de soutien au Sahel pour les rendre plus efficaces notamment autour de quatre piliers à savoir, la lutte contre le terrorisme, le renforcement des armées nationales, l’aide au développement, et le renforcement de la présence de l’État sur les territoires où ce n’est plus le cas au Mali.

Mais les différentes initiatives peine à aboutir pendant que Al-Qaïda, l’État islamique et leurs alliés locaux restent très actifs contre les forces internationales, les armées locales et la population. Aussi, les groupes terroristes se servent des conflits ethniques pour monter les communautés les unes contre les autres et saper l’autorité de l’État (l’exemple du mali).

Lire un extrait de la déclaration du président français, Emmanuel Macron au sommet de Nouakchott

« Nous sommes retrouvés, après un sommet significatif qui a permis de recentrer les choses, pour faire le point. La coalition que nous avons annoncée à Pau, il y a six mois est en place. Car nous sommes convaincus que la victoire est possible au Sahel, qu’elle est déterminante pour l’équilibre en Afrique et en Europe. Nous sommes en train de retrouver le chemin grâce aux efforts qui ont été faits ces six derniers mois. Nous avons beaucoup réorganisé les choses. Nous avons amélioré notre efficacité dans la lutte contre le terrorisme, mieux partagé l’information, réussir le centre unique et de coordination à Niamey et eu des résultats spectaculaires en particulier dans les dernières semaines. Dans la région des trois frontières, des zones ont été reprises aux groupes terroristes, les armées se redéployent, le rapport de force a été inversé. Cette dynamique, nous devons la conforter et l’amplifier avec dans les semaines qui viennent, des forces européennes qui vont prendre le relais des renforts français que nous avions déployé en janvier, 600 soldats additionnels qui venaient de la Côte d’Ivoire…   De nouveaux équipements financés par l’UE et d’autres partenaires dont les Etats-Unis vont être livrés et le terrain que nous avons repris ne sera pas cédé

Face aux faits graves qui ont été rapportés les enquêtes seront menées. Le Sahel ne doit pas plongé dans un cycle de violence et de représailles. C’est précisément ce que cherchent les groupes terroristes. C’est ce qu’ils ont fait par le passé. Les populations Peulhs en particulier ne sont l’ennemi de personne. Nous n’avons qu’un ennemi : le terrorisme islamiste dans toute la région.

A la lumière de nos échanges et des progrès accomplit depuis six mois, la France poursuivra son engagement au Sahel. De nouvelles étapes, de nouveaux jalons ont été fixés. Notre engagement fera l’objet d’une nouvelle évaluation au début de l’année 2021. D’ici là, les efforts de la coalition que nous avons mis en place vont monter en puissance. Au-delà de l’effort militaire, c’est le retour de l’Etat, des administrations, des services aux populations que nous allons poursuivre au Sahel. C’est l’enjeu des prochaines semaines, des prochains mois. Le retour des services publics, c’est le sens en particulier de l’alliance au Sahel dans lequel l’Espagne a accepté de jouer un rôle leader.

Ce sommet montre que la lutte contre le terrorisme ne s’arrête pas en période de Covid. »

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