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USA : la fête nationale sous une crise sanitaire à rebond

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Les Etats-Unis d’Amérique célèbre ce samedi 4 juillet les 244 ans de leur indépendance. Une fête qui se présente sous signe de crise sanitaire qu’est la pandémie du Covid-19, qui ne cesse de s’aggraver dans le pays.

Sous le feu des critiques pour son silence sur les chiffres alarmants du Covid-19 aux Etats-Unis, Donald Trump s’est rendu vendredi au Mont Rushmore -Dakota du sud- pour une soirée de feux d’artifice où il prône l’unité dans un pays qu’il peine à rassembler. Très réprimandé pour sa gestion de la pandémie, le président américain, à la veille de la fête nationale du 4 juillet, s’est alloué une soirée pendant laquelle il a donné un discours au ton très dur.

En effet, il s’est exprimé sous le regard de quatre de ses lointains prédécesseurs, taillés dans le granit, dont il a longuement fait l’éloge: George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. Face à une foule scandant «Quatre ans de plus», dans laquelle les masques étaient rares, le milliardaire républicain s’est posé, à quatre mois de l’élection présidentielle, en défenseur de «l’intégrité» de son pays. «Nous allons dire la vérité telle qu’elle est, sans nous excuser: les États-Unis d’Amérique sont le pays le plus juste et le plus exceptionnel ayant jamais existé sur terre», a-t-il lancé.

Gestion de la crise

En plein débat sur les symboles de l’histoire du pays, et alors que des statues de généraux confédérés ont été mises à terre par des manifestants antiracistes, il a dénoncé «une campagne visant à effacer notre histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants». Mais «les Américains sont forts et fiers», a-t-il affirmé.

Mais en ce qui concerne la résurgence du cas de Covid-19 dans le Sud et l’Ouest du pays, le locataire de la Maison-Blanche n’a que très brièvement évoqué le sujet. En mauvaise posture dans les sondages, Donald Trump s’en tient depuis plusieurs jours à un seul message: la crise du coronavirus est «gérée», l’économie américaine repart «plus fort et plus vite» que prévu et l’année 2021 sera «historique».

Pourtant, des records de contaminations sont battus quotidiennement aux États-Unis. Quelques minutes avant l’arrivée d’Air Force One, l’université Johns-Hopkins a annoncé que les États-Unis avaient enregistré vendredi 57’683 nouvelles infections dues au coronavirus en 24 heures, un record.
A la date du 3 juillet, les Etats Unis dAmérique sont à 2 847 469 cas confirmés dont 864 762 guéris et 131 509 décès.

Stéfano BESSAN (Coll.)

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