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Crise politique au Mali : une rencontre au goût amer entre IBK et le M5-RFP

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré le chef de file du mouvement qui le conteste, l’imam Mahmoud Dicko, mais aussi les représentant des partis de la majorité présidentielle, après plusieurs semaines d’agitation politique.

Cette première rencontre officielle a eu lieu le samedi 04 juillet 2020 à la « Villa des hôtes » de Bamako, la résidence officielle du chef de l’État. Pour l’imam Dicko, chef de file du mouvement du 5 juin, qui se considère comme un homme de paix, cette rencontre leurs ont permis de parler de tout ce qui concerne la crise et du pays de façon générale. Selon ces propos, la solution face à la situation actuelle du pays dépendra de la volonté de chacun et en occurrence des parties concernées.

Ibrahim Boubacar Keïta a également rencontré les représentants des partis de la majorité présidentielle. Ces concertations s’inscrivent dans le cadre « de la décrispation de la situation politique », a indiqué la présidence, en allusion à la contestation en cours.

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Toutefois, à l’issue de la rencontre, le Mouvement du 5 Juin, notamment le Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a publié un communiqué sur leur plateforme indiquant que le président malien continue de boycotter le « Mémorandum » du 30 juin 2020, en renvoyant   le   M5-RFP   à   sa « majorité   présidentielle qui   ne dispose d’aucun pouvoir et pour laquelle lui-même n’a, d’ailleurs, ni respect ni considération ».

Ainsi la M5-RFP convie le  peuple   malien   à   une   plus   forte mobilisation   le   vendredi   10   juillet   2020   et les  jours   suivants, sur l’ensemble   du   territoire   national   et   dans   la   Diaspora, pour l’aboutissement intégral de son “juste combat pour la survie du Mali et le bonheur des Maliens”.

Pour rappel, cette coalition est constituée de responsables religieux et de personnalités de la société civile comme du monde politique. Les législatives de mars-avril, et la décision de la Cour constitutionnelle de repêcher une trentaine de candidats déclarés battus, dont une dizaine de la majorité présidentielle, sont considérées comme un élément déclencheur de cette mobilisation.

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