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Mali : l’opposition n’adhère pas au plan de sortie de crise proposé par la Cedeao

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La coalition formée par l’opposition malienne a, à travers un communiqué rendu public ce mardi 28 juillet 2020, « exige plus que jamais » la démission du président IBK.
En effet, cette réaction survient au lendemain de l’adoption d’un plan de sortie de crise au Mali lors d’un sommet entre dirigeants des pays ouest-africains. A travers ce plan, la communauté ouest africain prévoyait notamment le maintien au pouvoir du Président malien IBK.

A cet effet, la coalition d’opposants au Mali, M5-RFP a rejeté ce mardi le plan de sortie de crise adopté la veille par les chefs d’État d’Afrique de l’Ouest, estimant qu’il ne « correspond aucunement aux attentes » des Maliens. Elle réitère par la même occasion leur exigence d’une démission pur et simple du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Le mouvement, à l’origine des manifestations qui ébranlent depuis juin le pouvoir au Mali, « constate, avec regret » que les recommandations adoptées par les quinze dirigeants de la CEDEAO « ne tiennent pas compte de la profondeur et de la gravité de la crise sociopolitique qui hypothèque l’avenir du Mali, ne correspondent aucunement aux attentes et aspirations du peuple malien et surtout violent les lois et Constitution du Mali que respectent le Mouvement », selon le texte.
Ainsi, le M5-RFP, qui avait décrété une « trêve » jusqu’à la grande fête musulmane de l’Aid al-Adha prévue pour le vendredi 31 juillet 2020, affirme que le « peuple malien demeurera mobilisé et déterminé pour la mise en œuvre de son droit constitutionnel à la désobéissance civile ».

Les quinze présidents de la CEDEAO, quant à eux réunis lundi par visioconférence, ont appelé les Maliens à « l’union sacrée » pour régler la crise, dont ils craignent qu’elle entraîne le Mali dans le chaos, alors que le pays demeure l’épicentre de la menace jihadiste au Sahel. Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont accentué cette pression en exhortant toutes les parties à «suivre ces recommandations sans délai», après avoir exprimé leur «profonde préoccupation».

Toutefois, les quinze chefs d’État de la CEDEAO ont prévu un régime de sanctions « contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation », pour la sortir de cette crise qui touche le Mali.

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