Connectez-vous

Afrique

Mali : les députés objets de contestation refusent de démissionner

Publié

le


Les 31 députés maliens, dont les élections furent contestées, ont annoncé ce mercredi 29 juillet 2020 au cours d’une conférence de presse, qu’ils refusaient de démissionner comme l’a demandé la résolution de la CEDEAO.

Ils ont ainsi fait part de leur désapprobation au regard de cette décision des chefs d’États de la sous région qui se sont réunis. « Nous nous sommes concertés et nous n’allons pas démissionner. Notre constitution est violée par la déclaration de la Cédéao », a déclaré à la presse un député du principal parti d’opposition, l’Union pour la république et la démocratie (URD), Gougnon Coulibaly.

En effet, l’un des déclencheurs de la crise actuelle a été l’invalidation fin avril par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité présidentielle. A cet effet, Ils décident démissionner si le départ du Président Ibrahim Boubacar Keita demandé par le M5-RFP est effectif. « L’injonction de la CEDEAO assortie de possible sanction viole la Constitution du Mali et n’est donc pas légale puisque les députés sont élus pour cinq ans », estiment t’ils.

Par ailleurs, l’opposition dans une conférence de presse tenue le même jour, exigeait le départ non seulement du président mais aussi de son actuel premier ministre. Pour l’heure, cette crise qui mine le Mali depuis début juin est loin d’être résolue.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *