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CPI : Fatou Bensouda visée par des sanctions américaines

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Le procureur de la Cour pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda et les hauts fonctionnaires de l’institution sont dans le viseur des États-Unis. En effet, la Cour est en train de mener des enquêtes actuellement pour savoir si les forces américaines ont commis des crimes de guerre en Afghanistan. Ce qui n’est pas du goût de l’État américain.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, s’adressant à des journalistes ce mercredi 02 septembre 2020, a accusé la CPI de « tentatives illégitimes de soumettre les Américains à sa juridiction ». En juin dernier, le président américain Donald Trump avait publié un décret qui permet aux États-Unis de bloquer les avoirs des employés de la CPI et de les empêcher d’entrer dans le pays.

Ce décret a été évoqué par le secrétaire d’État américain qui soutient que Fatou Bensouda et Phakiso Mochochoko, le chef de la Division de la compétence, de la complémentarité et de la coopération de la Cour devaient être sanctionnés en vertu de ce décret. Rejetant la CPI comme une « institution complètement brisée et corrompue ». Il a laissé entendre que ceux qui continuaient à « soutenir matériellement ces personnes risquent également d’être exposés à des sanctions ».

Pour Balkees Jarrah, avocate principal de l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, ces sanctions sont comme « un nouveau creux honteux pour les engagements des États-Unis à rendre justice aux victimes des pires crimes ». Selon elle, la décision de M. Pompeo marque une « perversion stupéfiante des sanctions américaines, conçues pour pénaliser les auteurs d’abus de droits et les kleptocrates, afin de cibler ceux qui poursuivent les crimes de guerre », a-t-elle tweeté.

Créée par un traité des Nations unies en 2002, la CPI enquête et traduit en justice les responsables de génocides, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, intervenant lorsque les autorités nationales ne peuvent ou ne veulent pas engager de poursuites. Mais les États-Unis critiquent cette Cour depuis sa création et font partie de la douzaine d’États qui n’ont pas signé le traité de sa création.

En plus des américains, la Chine, l’Inde et la Russie ont également refusé d’y adhérer.

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