Connectez-vous

Actualité

Bénin : Une personnalité politique du PRD se plaint du régime de Patrice Talon

Publié

le

Le Parti du Renouveau Démocratique (PRD), qui avait opté pour la mouvance présidentielle dès l’arrivée du régime du nouveau départ en 2016 sérait en train de déchanter. Le président du parti, Adrien Hounbgédji, bien qu’ayant toujours gardé le silence pour éviter de se prononcer publiquement sur les persécutions subies par le PRD depuis son ralliement à la mouvance, les langues commencent par se délier au sein des personnalités du parti.

C’est le cas de Gratien Ahouanmenou, membre de la direction exécutive du parti qui était reçu sur Canal 3 ce lundi 14 septembre 2020. À l’en croire, les lois électorales adoptées sous Patrice Talon ont constitué un frein à la poussée politique du PRD, pourtant membre de la mouvance présidentielle. « Il y a eu des lois qui ont écarté le PRD. C’est ça, il faut comprendre», a affirmé ce responsable du parti arc-en-ciel au cours de son intervention.

Il a fait allusion au nouveau code électoral qui stipule qu’un parti politique doit réunir 10% des suffrages exprimés au plan national avant de lever un siège à l’Assemblée nationale. Selon lui, cette disposition a été peut-être introduite « à dessein » afin d’écarter un parti qui a exercé son hégémonie pendant 30 ans. Il ajoute que le Parti du Renouveau Démocratique a fait le constat qu’il appartient à une mouvance qui travaille à l’écarter.

Par ailleurs, Gratien Ahouanmenou a indiqué que le parti a voulu anticiper cette situation en faisant des propositions lors du dialogue politique d’octobre 2019 mais elles n’ont pas été prises en compte. « Le PRD a dit que les circonscriptions électorales doivent être l’arrondissement, mais on a fait ce qu’on a voulu », a-t-il déploré avant de poursuivre : « Nous ne sommes pas au parlement. Alors si vous n’êtes pas au parlement, les choses se font contre vous. Quand vous n’êtes pas là pour défendre vos intérêts voilà ce qui se passe », a-t-il regretté.

Pour rappel, le PRD, bien qu’ayant battu ses adversaires politiques dans le département de l’ouémé notamment à Porto-Novo, Sèmè-Podji et Adjarra, n’a pu obtenir aucun élu à l’Assemblée nationale à cause de la règle des 10%.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *