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Société

Mafia foncière à Calavi : George Bada, Patrice Hounsou Guèdè et cie devant le procureur

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Deux anciens maires de la commune d’Abomey- Calavi du Bénin, George Bada et Patrice Hounsou Guèdè ainsi que le chef de l’arrondissement central, Bernard Hounsou sont en audition au tribunal de première instance de deuxième de classe de ladite commune.

Ils sont écoutés dans le cadre d’une affaire domaniale, une des préoccupations majeures des populations de la cité dortoir. Il faut noter que lors d’une sortie médiatique le dimanche 20 septembre 2020, le nouveau maire de la commune, Angelo Ahouandjinou a évoqué le retour des réserves administratives dans le patrimoine foncier de sa commune.

Premier constat, dit-il, jusqu’à un passé récent, aucun géomètre n’a déposé un rapport à la mairie d’Abomey-Calavi. « Nous leur avons demandé de déposer sous huitaine leurs rapports. Nous avons fait le point récemment, il y en a encore qui n’ont pas déposé. En temps normal, aucun cabinet n’a le droit de garder par devers lui ses rapports qui sont de principaux documents administratifs. Une fois ces rapports sont avec eux, ils ont la latitude de les manipuler. Ce qui amène certains membres des comités de lotissements à la base à se lancer dans la vente de parcelles. Ce qui n’est pas de leur ressort », a-t-il déploré.

« C’est un désordre  »

Mais pour en arriver là, il aura fallu mettre sur pieds un comité d’identification  et réunir le 13 août 2020 les experts qui interviennent dans la gestion du foncier ainsi que le Procureur de la République pour que chaque acteur soit situé à la lecture du code foncier.

« C’est un désordre. Il n’y a pas que de cadres de mairies qui soient impliqués dans cette situation. Même les comités de lotissement au niveau des quartiers se donnent le plein droit de vendre des numéros et des parcelles. Tout le monde est impliqué. C’est pourquoi cette séance a été nécessaire », a insiste l’autorité communale.

Les réserves identifiées, les plaques posées, la réaction des présumés propriétaires ne s’est pas fait attendre. La mairie dit avoir enregistré beaucoup de plaintes à cet effet.

Et puisque l’Etat est une continuité, le maire Ahouandjinou reconnaît qu’il y a eu par le passé des sessions communales qui ont, par arrêté,  attribué des réserves pour régler des problèmes des sinistrés ou tout autre problème. Une commission a été mise sur pieds pour étudier ces arrêtés en tenant compte des plaintes déposées pour situer les responsabilités.

« Si c’est bien justifié, nous allons donner raison à l’intéressé  et enlevé les plaques. Pour les cas les plus flagrants, nous maintenons les plaques. Les plaques ont été même posées dans des salons des gens parce que les preuves sont là », avait rassuré le maire.

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