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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro et ses proches poursuivis pour « complot » contre l’État ivoirien

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Le point des procédures judiciaires entamées depuis Décembre 2019 contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro et 47 de ses proches vient d’être achevé. En effet, Vingt personnes, dont Guillaume Soro sont accusées de « complot et atteinte contre la sécurité de l’Etat » ivoirien, a annoncé ce mardi 06 Octobre 2020, le procureur d’Abidjan, Richard Adou.

Selon ce dernier, l’information judiciaire a clairement démontré l’implication active de certains inculpés dans des troubles de nature criminelle. Aussi, cette information judiciaire a  révélé que d’autres inculpés n’avaient commis que des faits délictuels.

A cet effet, parmi ces vingt inculpés, huit sont poursuivis pour « trouble à l’ordre public » et « diffusion de fausses nouvelles », alors que 19 ont bénéficié d’un non-lieu.

Ainsi, au sein des 20 personnes concernées figurent Soro et des proches qui vivent comme lui en France.  Il s’agit de son avocate l’ex-ministre Affoussiata Bamba Lamine ou son ancien chargé de communication Moussa Touré. D’autres sont en prison, comme deux des frères de Guillaume Soro, Rigobert et Simon. Mais également, les députés Alain Lobognon (ancien ministre), Sess Souku Mohamed ou encore Souleymane Kamagaté Koné, dit Soul to Soul, ancien chef de protoccole de Guillaume Soro.

Par ailleurs, le procureur a répété que les investigations reposaient sur des écoutes téléphoniques et des perquisitions. Notons que ceux-ci ont permis de saisir une cinquantaine de fusils d’assaut Kalachnikov et des lance-roquettes. Pour ce fait, le procureur dit  avoir « bon espoir » que le mandat d’arrêt lancé contre Guillaume Soro en décembre soit exécuté par les autorités françaises.

Pour rappel, le Conseil constitutionnel avait de cela quelques jours, invalidé la candidature de M. Soro. Ceci, du fait qu’il a été condamné à 20 ans de prison pour « recel de détournement de deniers publics ». Cependant, M. Soro, 47 ans, qui vit en exil, nie toutes les accusations le concernant. Toutefois, la crainte de violences électorales meurtrières semblable à celle de 2010 est forte probable ces derniers temps en Côte d’Ivoire.

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