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Violences pré-électorales en Guinée : le coup de semonce de l’ONU aux candidats

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En Guinée, l’escalade des propos haineux entre les différents candidats à la veille de la présidentielle ne laisse pas les Nations-Unies indifférentes.
« Tout individu responsable d’avoir incité à la violence sera tôt ou tard jugé pour ses actes devant un tribunal national ou international », ont averti la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet et la Conseillère spéciale par intérim pour la prévention du génocide Pramila Patten.
Elles ont alerté ce mercredi l’opinion nationale et internationale sur « les appels de plus en plus nombreux à la division sur une base ethnique ». A la faveur d’un communiqué conjointement signé, les deux hauts-fonctionnaires ont exprimé leur inquiétude sur l’escalade des propos extrêmement dangereux des candidats à la présidentielle. Il est urgent de calmer les tensions pour une élection paisible.
A ce titre, elles invitent tous les aspirants à la magistrature suprême à s’abstenir de toute provocation ou d’excès de langage qui pourraient entraîner des violences ou des discriminations. Les guinéens se rendront aux urnes le 18 octobre prochain pour élire leur président de la République. Alpha Condé est candidat à sa propre succession. Il brigue le troisième sur fond de controverse.
Au pouvoir depuis 2010, l’ancien syndicaliste et son principal opposant, Cellou Dalein Diallo s’accusent mutuellement d’attiser les tensions intercommunautaires, dans ce pays de 13 millions d’habitants. En Guinée, l’appartenance ethnique est considérée comme un facteur de vote déterminant.

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