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Mali : Soumaïla Cissé fait le récit de sa détention par les djihadistes

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Le chef de l’opposition malien, Soumaïla Cissé a raconté les conditions de sa détention par les djihadistes au nord de son pays. En effet, dans un entretien exclusif accordé à TV5 Monde Afrique, l’ex-otage des Djihadistes au Sahel affirme qu’il ne connaissait même pas les ravisseurs qui l’avaient enlevé.

« Je ne connaissais pas mes ravisseurs. J’étais en pleine campagne électorale quand j’ai été attaqué malheureusement de façon absolument violente. Mon garde du corps, Mohamed Cissé a été tué le même jour. J’ai été donc trimballé, transporté de lieu en lieu depuis le delta-central jusque dans le grand-Sahara », confie Soumaïla Cissé.

Ce dernier fais part d’avoir été gardé pendant ces six mois dans 20 différents lieux, la plupart du temps dans le Sahara. « Je suis passé de petits groupes en petits groupes pendant toute cette période. J’ai voyagé, j’ai été transféré à moto, en pirogue, en pick-up et même à dos de chameaux. J’ai vu un petit peu tout pendant cette période », a-t-il poursuivi.

 En ce qui concerne les conditions de sa détention, Soumaila Cissé souligne avoir vécu dans des « climats très austère, très difficile avec l’alimentation qui n’était pas adaptée ». « Un isolement quasi-permanent. Un isolement physique et moral. J’étais toujours isolé seul dans mon coin et pendant beaucoup de moments je n’avais pas les médicaments qui me fallait pour tenir », explique-t-il.

Cependant, l’homme affirme n’avoir subi de la part des Kidnappeurs, aucune violence physique ni verbale. Par contre, les conditions de détention de ce dernier étaient très rudes. Pour rappel, Soumaïla Cissé fut relâchés avec trois autres otages européens dont la Française Sophie Pétronin par les djihadistes qui les retenaient en otages. Une libération qui survient dans le cadre d’un échange de prisonnier établir entre le gouvernement au pourvoir et les djihadistes.

 Par ailleurs, l’ex-député Soumaila Cissé notifie n’avoir jamais été en contact avec les autres détenus pendant toute sa captivité. « Non, j’ai rencontré Sophie Pétronin que le lundi et les Italiens hier matin quand on nous a amenés en avion », a-t-il toutefois répondu au journaliste de TV5 Monde.

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