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Education, santé, accès à l’eau potable : ces droits des Béninois peu protégés malgré l’ambition de Talon

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Le rapport 2019 de la Commission béninoise des droits de l’Homme, présenté, ce mercredi 21 octobre, aux députés de la 8ème législature, contraste avec les supposés progrès réalisés sous le régime du Nouveau départ. En bref, il s’est agi plutôt que d’un feu de brousse, que d’un feu de paille. Les lignes n’ont véritablement pas bougées. Le miracle attendu pour porter en triomphe le président Patrice Talon ne restera qu’un rêve lointain.

En tout cas, nous sommes à quelques mois de la présidentielle de 2021, et le moins qu’on puisse dire, les conclusions de ce rapport de la Commission béninoise des droits de l’homme est défavorable à la gouvernance mise en œuvre depuis le 6 avril 2016.

Finalement, à la lecture de ce rapport, l’on est en droit de se demander les secteurs véritablement impactés par la politique publique en cours depuis 2016. Car, une chose est claire, s’il faut continuer avec la dynamique en cours, il faudra sans doute, à la lecture de ce rapport, de profond réajustement.

Tenez ! Au plan socioéconomique, la commission a relevé entre autres : l’insuffisance des ressources matérielles et financières allouées par l’État au secteur de la santé qui n’atteignent pas le minimum requis par l’Organisation Mondiale de la Santé ; l’absence d’assurance maladie pour tous les Béninois (es). Aussi, la violation du droit à l’éducation par une insuffisance des infrastructures scolaires, du personnel qualifié ainsi que du budget affecté au secteur de l’éducation qui reste encore inférieur aux 20% qui constituent la norme définie pour les pays en développement ;  la violation du droit à l’eau potable qui se traduit par la difficulté d’accès à l’eau dans certaines zones du pays.

La liste n’est pas exhaustive. En matière énergétique, en dépit des efforts notamment avec la construction  de la centrale Maria Gléta II, l’autonomie énergétique ne sera pas une réalité au cours de ce quinquennat qui tire vers fin.  

La Commission a noté l’insuffisance en fourniture d’énergie électrique à la grande majorité de la population, plus accentuée en milieu rural qu’en milieu urbain, en violation de ce droit spécifique (droit d’accès à l’énergie) et la dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur ; et le délabrement très avancé de certains axes routiers lié à l’insuffisance d’entretien, à la qualité des routes ainsi qu’à une faiblesse dans la règlementation d’usage par les transporteurs.

C’est dire que les conclusions de ce rapport, à quelques mois de la fin du quinquennat de Patrice Talon, attestent de ce que les Béninois vivent toujours dans des conditions très difficiles.  

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