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Lettre d’un avocat d’Ajavon à Talon : Alain Orounla réagit et clarifie

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Suite à la lettre envoyée par l’un des avocats de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon au président de la République, Patrice Talon, pour lui demander de respecter la décision de justice de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en annulant la condamnation à 20 ans de prison de son client, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement béninois, Alain Orounla, a donné de la voix ce jeudi 26 novembre 2020 pour apporter des clarifications.

Selon lui, il n’appartient pas à l’État béninois de s’immiscer dans le processus de jugement. « Les juridictions du Bénin comme les juridictions françaises jouissent d’une autonomie, d’une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif et disent le droit en fonction des éléments du dossier. Il ne nous appartient pas de nous immiscer dans le processus de jugement », a-t-il affirmé au micro de Frissons radio.

À l’en croire, « Il n’appartient pas à un plaideur d’enjoindre et de vouloir que les décisions d’une juridiction aillent dans un sens forcément favorable à la cause que l’on plaide. Une juridiction acquitte si elle estime qu’il n’y a pas de charges ou condamne quand elle estime le contraire››.

Pour Alain Orounla, l’avocat n’enjoint pas une décision de Justice. ‹‹On n’a pas à enjoindre à une juridiction. Un avocat plaide. Un avocat n’enjoint pas. Ce n’est pas parce que la cause défendue n’a pas été favorablement accueillie qu’on doit se soumettre aux injonctions », a-t-il laissé entendre.

Pour rappel, Sébastien Ajavon a été condamné à 20 ans de prison par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour trafic de drogue. Lui qui était l’un des soutiens de taille à Patrice Talon en 2016.

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