Connectez-vous

Société

Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent au Bénin et Burkina Faso : Plaidoyer des 0sc pour un meilleur soutien aux collectivités territoriales

Publié

le

Mettre les populations au cœur des politiques sécuritaires en Afrique de l’Ouest. C’est une approche qui se révèle efficace et s’impose désormais aux acteurs. La
Fondation Hanns Seidel et le Laboratoire Citoyennetés en prennent la mesure. Sur leur initiative, avec le concours de l’Union européenne, Cotonou a donc abrité ce jeudi 26 novembre, l’atelier de Plaidoyer en faveur d’un meilleur soutien aux collectivités
territoriales dans la gestion de la sécurité.

Il s’agit d’une rencontre d’échanges qui s’inscrit dans la cadre du projet: Société civile, participation communautaire et coproduction de la sécurité (Secucom/Ue).
Objectif: impliquer les populations locales dans la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso et prévenir la montée de la
radicalisation dans certaines zones frontalières à risque du Bénin. A en croire Ruben Alba Aguilera, chef de la coopération de l’Ue, même si le Bénin fait encore partie
des rares pays d’Afrique de l’ouest épargné pour le moment, par les actes d’extrémisme violent, il présente des signaux de radicalisation de certains groupes ou communautés pouvant déboucher sur des actes
d’extrémisme violent. Car, sa position face aux autres pays du Sahel ne lui est pas favorable. Ruben Alba Aguilera explique
qu’il existe des contextes particuliers, ou la survenance de situations nouvelles et défavorables ou générant des mécontentements parmi les populations qui pourraient
constituer de terreau fertile au basculement dans la radicalisation. Et cela a été confirmé par deux études importantes menées par l’Union européenne en 2018 et 2019. « Les deux études ont analysé la prégnance de ces
ressentiments dans 16 communes du Bénin et démontré l’urgence d’une intervention conjointe. Je pense que c’est dans cette perspective que le présent atelier est organisé et nous espérons que les cris de cœur des uns et des autres seront entendus..», a-t-il ajouté.

Pour le représentant du ministre de
l’intérieur, Didier André Houeha, c’est une évidence que la question de la sécurité dans les pays de la sous-région est transversale et
les réponses à y apporter doivent impliquer tous les acteurs à savoir, les forces de défense et de sécurité, les collectivités locales, les populations elles-mêmes mais aussi les partenaires techniques et financiers. Et les
objectifs du projet Secucom s’inscrivent dans cette vision intégrée de la sécurité. Il se déploie au Bénin et au Burkina Faso, deux pays qui disposent de plus de 250 km de frontières avec en commun huit (8) communes frontalières où les populations partagent les mêmes réalités. « Quand le terroriste frappe, il n’épargne personne. Nos populations doivent se donner les moyens de se sécuriser mutuellement.

Car, la gestion de la sécurité démarre dans les cadres communaux et il faut promouvoir une collaboration transfrontalière pour mener à
bien cette lutte », a également soutenu le président de Laboratoire Citoyennetés. Au terme des travaux de Cotonou, les participants ont salué l’engagement de l’État bénininois et de l’État burkinabé à responsabiliser les collectivités dans la prise en main des questions de sécurité. Ils exhortent les élus locaux, les organisations faitières desdites collectivités à renforcer la concertation locale et la mobilisation sociale.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *