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Bénin/ Révision constitutionnelle: la réponse de Alain Orounla à la décision de la Cour africaine

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La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) a ordonné au gouvernement béninois l’abrogation de la révision de la constitution intervenue le 1er novembre 2019. Une décision à laquelle le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement n’a pas manqué de donner son avis ce mercredi 2 décembre 2020.


En effet, selon la cour africaine cette révision de la constitution béninoise a été adoptée en violation du principe du consensus national.
Ce que n’approuve le porte parole du gouvernement béninois. A l’en croire, « La révision de la Constitution intervenue sur proposition est une initiative parlementaire approuvée par l’unanimité des députés ».

Selon le ministre, cette révision a permis la mise en place de plusieurs réformes positives. Entre autres, l’irrévocabilité de la limitation du mandat présidentiel, l’effectivement du financement public des partis politiques, le parrainage des candidats à la présidentielle, l’abolition de la peine de mort et la création de la Cour des comptes.

De ce fait, il estime que la révision ne saurait donc être considérée comme « une remise en cause, ni même comme un recul des acquis démocratiques mais plutôt comme le prolongement, le préalable nécessaire au renforcement de l’Etat de droit et au développement complet des Béninoises et des Béninois ».

Par ailleurs, le président Patrice Talon n’a pas l’ambition de violer son serment d’après Alain Orounla. « Le président de la République rassure du respect de l’engagement contenu dans le serment qu’il a prononcé le 6 avril 2016. A savoir respecter et de défendre la constitution que le peuple béninois s’est librement donnée », a fait savoir le ministre pour qui « le constituant de 1990 n’est pas au-dessus du constituant de 2019 ».

Faut-il le souligner, tout comme la CADHP, la Cour Commune de Justice (CCJA) dont le siège est en Côte d’Ivoire approuve également l’abrogation de cette révision constitutionnelle. Toutefois, le gouvernement béninois ne semble guère résolu à exécuter ladite décision.

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