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Culture

Réflexion sur la fête du Vodùn au Bénin : L’Uac accueille la 3ème édition de la conférence sur les religions endogènes

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La salle de cours n°1 de l’école doctorale pluridisciplinaire de l’Université d’Abomey Calavi (UAC) a servi de cadre pour la tenue d’une conférence de presse animé par le Docteur Raymond Assogba. Il était question pour le conférencier de lever un coin de voile sur la 3è édition de la conférence publique sur la fête de la religion endogène, célébré tous les 10 janvier.

Faire découvrir au monde estudiantin, les différents aspects du Vodùn, faire tomber les multiples préjugés à lui assigner et montrer son rôle dans le développement de notre pays. Ce sont entre autres les objectifs visés par les étudiants de la Boologie de l’UAC avec à leur tête le sociologue et enseignant de Boologie, Dr Raymond Assogba. Ceci, à travers l’organisation de la 3ème édition de la conférence publique portant pour thème « Le 10 janvier : Et après ? ».

A travers ce thème, Dr Raymond Assogba veut effacer le paradoxe qui envenime la fête de Vodùn au Bénin. Bientôt 30 ans que cette fête a été instaurée par l’ancien président Nicéphore Soglo, la réalité observer est qu’il n’existe guère une compréhension assez intellectuelle autour de la fête du 10 janvier. Ainsi, cette conférence publique, selon le sociologue fait acte d’éveiller, ce qu’il appelle le « jᴐwamᴐ-culturels (Djor Wa mon culturel) ».

A l’en croire, « le Bénin a l’avantage d’avoir gardé intact sa cosmogonie comme une identité du nord au sud, de l’est à l’ouest : c’est le Fa, Vodùn et Boo ». Cependant, la jeunesse s’éloigne de cette culture qui explique son existence. Ceci, au détriment d’une civilisation importée. Une civilisation qui a conduit à une aliénation culturelle du vodùn par la politique actuelle. Vue sur cet angle, la fête du 10 janvier doit être selon le Dr Assogba, l’occasion pour la jeunesse de reconstruire sa conscience héritière de l’ambition qui émane de l’instauration de ladite fête.  

Ils sont donc invités à prendre part à ladite conférence publique qui aura lieu le samedi 9 janvier 2021 à l’amphithéâtre Etisalat de l’Université d’Abomey-Calavi. Les participants à cette conférence auront droit à un panel de communications animées par des enseignants-chercheurs dont Patrick Houessou, Raymond Assogba. Mais aussi, des personnalités du culte endogène au Bénin, telles que Sylvain Adoho dit Maître Bobos, Dah Bokonon Kpéyi, Victor GOGNON.  

Toutefois, Dr Raymond Assogba exhorte la jeunesse béninoise à travers cette conférence, « de découvrir le point d’appui de la Boologie et le levier de la Contracculturation pour relever le défi de bâtir le Pays Vodùn qu’est le Bénin ».

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