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Crises électorales en Afrique: la recommandation de Boni Yayi à l’UA

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L’ancien Chef d’Etat béninois, Thomas Boni Yayi est préoccupé par les tensions électorales et la pandémie de la Covid-19 qui sévit sur le continent africain. Il a ainsi, à travers un message rendu public ce samedi 27 février 2021 fait une demande à l’Union Africaine dont il fut à la tête de janvier 2012 à 2013.

Selon, Boni Yayi les querelles politiques en processus électoraux se font de plus en plus « non inclusifs, non équitables et non transparents » en Afrique. Cette situation qui prend de l’ampleur est préoccupante aux yeux de l’ex président. Pour ce faire, Boni Yayi appelle l’Union Africaine à la rescousse. « Je voudrais demander respectueusement à cette Institution dont le Leadership doit être renforcé, d’initier à nos chefs d’Etat des réformes pour la convergence constitutionnelle et des processus électoraux pour servir de normes et de références communes pour nos États », peut on lire dans son message.

A l’en croire, il faudrait une révision des mécanismes et instruments juridiques. Ceci, à travers des réformes pour la convergence constitutionnelle et électorale. Toutefois, la restructuration de ces mécanismes permettront selon Boni Yayi de mettre fin au soulèvement enregistré lors des périodes électoraux.

Lire ci-dessous, l’intégralité du message de l’ex président.

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« L’Afrique est à la croisée des chemins dans sa volonté de promouvoir les valeurs communes
des États membres et de faire de l’Union Africaine en 2063 un véritable bouclier des
souverainetés des États membres.
Au titre des défis à relever figure la question cruciale de la gouvernance électorale dans
notre continent. Les processus électoraux de plus en plus non inclusifs, non équitables et
non transparents constituent une source de préoccupations dans ce continent qui se veut celui des peuples.

De l’Afrique Australe et Centrale en passant par les Grands Lacs, TAfrique Occidentale, les
conflits, anté et post électoraux ont causé deux fois plus de morts, de réfugiés et de dégâts matériels que le COVID-19 au cours des deux dernières années.

En ma qualité d’ancien Président de l’Union Africaine, je voudrais demander respectueusement à cette Institution dont le Leadership doit être renforcé, d’initier à nos
chefs d’État des réformes pour la
convergence constitutionnelle et des processus électoraux pour servir de normes et de références communes pour nos États.

La monté des conflits électoraux et le COVID19 ainsi que leurs impacts deviennent de plus en plus des défis à relever dans la marche de cette Afrique des Peuples vers l’émergence, politique, démocratique, économique, sociale, sécuritaire et solidaire. Cette émergence n’aura pas lieu dans un contexte non démocratique et de violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

L’État de veille, le dialogue politique franc et le consensus des Forces Vives de la nation y compris la Société Civile ne peuvent que
renforcer les acquis démocratiques et les progrès sociaux économiques envisagés sur
le continent au cours des 10 dernières années.

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Le renforcement des Mécanismes et instruments juridiques tels que le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et ses différents protocoles additionnels ainsi que les normes
internationales méritent d’être revisités en vue de cette réforme de convergence constitutionnelle et électorale contraignante pour mettre fin à la destruction de nos
sociétés communes pour cause de
gouvernance électorale.

Président Dr Thomas Boni YAYI,

Ancien Président du Bénin,

Ancien Président de l’Union Africaine. »

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