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Afrique

RDC: environ 27 millions de personnes au bord de la famine

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Une étude réalisée par le Programme alimentaire mondial et l’Agence des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) montre que la situation alimentaire en RDC se dégrade.

La situation alimentaire en RDC est inquiétante. C’est la substance d’une étude réalisée le Programme alimentaire mondial et l’Agence des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Ce rapport fait un diagnostic sur le quotidien des congolais surtout en cette période de la Covid-19. «Plus de 27 millions de personnes, soit près d’un Congolais sur trois, sont aux stades 3 et 4 de l’insécurité alimentaire aiguë c’est-à-dire les stades précédant la famine », explique Nourou Macki Tall, représentant adjoint de la FAO dans ce pays. Les causes de cette crise alimentaire sont nombreuses selon cette étude. Insécurité, déplacements de populations, restrictions liées au Coronavirus sont entre autres raisons évoquées par les enquêteurs onusiens.
Frappées de plein fouet par ce phénomène, les populations tentent de s’adapter. « Ils adoptent notamment des stratégies de survie, c’est-à-dire sauter au moins un repas par jour et, au sein de la famille, c’est avoir des priorités, c’est-à-dire qui doit manger », a souligné Nourou Macki Tall. Ce mal touche beaucoup plus des déplacés internes et des réfugiés et des populations autres qui sont déjà dans une situation précaire, avec l’impact notamment du Covid-19. « Les populations ne peuvent pas diversifier leurs sources de revenus pour pouvoir accéder aux marchés si dans ces mêmes marchés il y a l’insécurité, comme notamment dans les provinces les plus affectées, le Nord-Kivu et Sud-Kivu », a-t-il soulevé. Pour renverser cette tendance, les rapporteurs proposent des pistes. Il s’agit notamment d’une assistance alimentaire immédiate et sauver la campagne agricole
Pour le fonctionnaire de la FAO, la première action immédiate c’est une assistance alimentaire immédiate sous forme de vivres ou de cash, là où il y a des marchés qui fonctionnent. Quant à la seconde action, il s’agit pour lui de fournir aux populations victimes les moyens pour sauver la campagne agricole de mai et de septembre.

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