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Amérique : Une Chili pour une nouvelle constitution

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Le 6 novembre 2020 Comme plusieurs autres jours, les chiliens étaient descendus dans les rues pour demander que les inégalités cessent. Et pour cela, il faut une nouvelle constitution qui tient compte de tout le monde. Ce sera chose possible.

En effet, le samedi 15 mai 2021, les Chiliens sont appelés à aller aux urnes pour choisir les membres de l’Assemblée constituante qui rédigera la nouvelle Constitution. C’est une étape capitale dans la démocratie de la Chili. Il faut dire que c’est grâce aux manifestations des populations que les choses commencent à changer. Parmi les revendications des populations, il y a le changement de la loi fondamentale qui sert depuis l’ère Pinochet. C’est une lutte qui a commencé en 2019 par un soulèvement populaire contre les inégalités sociales.
Par référendum en octobre 2020, plus de la moitié des chiliens avaient voté oui pour le changement de cette constitution. On estime à plus 78% le taux de ceux qui sont d’accord pour adopter une autre Constitution. Le processus de changement est déjà en cours. Le samedi 15 mai, les personnes qui devront rédiger cette nouvelle Constitution sera connu après vote des populations. Les partis politiques et le gouvernement sont passés à la table de négociation pour décider ensemble d’un certain nombre de chose. Parmi les décisions prises, on note que l’Assemblée constituante qui se chargera de la rédaction de la nouvelle Constitution, la participation active des femmes qui seront représentées à hauteur de 45% dans cette Assemblée. Ce qui marque une parité entre les hommes et les femmes, une parité qui se produit pour la première fois dans le monde. C’est une parité qui symbolise une « victoire » pour le mouvement féministe chilien. Ensuite, on remarque aussi que les autochtones seront aussi présents avec 117 sièges parmi lesquels il y a les Mapuche qui lui depuis plusieurs années. Ils vont pouvoir réussir maintenant à se faire reconnaître dans cette nouvelle Constitution. Et c’est pour cela que Franck Gaudichaud, professeur en histoire et en études des Amériques latines contemporaines à l’Université de Toulouse-Jean-Jaurès va dire que « ce sont des avancées importantes, surtout dans un Chili qui reste très conservateur, où les partis sont obsédés parla questions de la stabilité, du consensus ».
Les membres de l’Assemblée constituante une fois élus, ils auront environs un an au maximum, soit neuf mois au minimum pour rédiger une nouvelle Constitution qui remplacera celle rédiger par Pinochet (1973-1990) et qui créée des inégalités dans le pays depuis plusieurs années. Le journaliste Paolo Infante affirme par exemple que « la Constitution de 1980 a mis en place un modèle économique basé sur la privatisation des biens publics ». Il nous apprend que « l’éducation et la santé sont privatisées. Même l’eau est privatisée, alors qu’il s’agit d’un droit fondamental. Cette Constitution a construit un modèle néo-libéral très inégalitaire ». Pour lui, la nouvelle Constitution n’a rien d’autre à faire que de proposer une loi fondamentale qui permette à tous fils du pays d’avoir accès plus facilement aux biens publics.

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