Connectez-vous

Politique

Grand silence du procureur de la CRIET, un mois après l’incarcération de l’universitaire Joël Aïvo : Me Robert Dossou et Komi Koutché au micro

Publié

le

Voici les accusations retenues contre l’universitaire et candidat recalé aux présidentielles d’avril 2021 : « Blanchiment de capitaux et atteinte à la sûreté nationale ». Voilà un mois exactement que ce feuilleton Aïvo a commencé. Mais depuis son arrestation, c’est le grand silence. Le procureur spécial de la CRIET n’a jusque-là plus rien dit. Pas de preuves des accusations portées contre l’universitaire.

Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle et avocat de Joël Aïvo monte aux créneaux pour essayer d’éclairer l’oppinion publique. Il sera rejoint dans sa démarche par le désormais ancien ministre béninois et docteur d’Etat, Komi Koutché.
Pour Me Dossou, c’est pratiquement le troisième exercice d’explication. C’est la troisième fois qu’il intervient pour expliquer à tous ce qui se passe réellement dans l’affaire de son client. Avec RFI, il a fait le premier exercice d’explication. Ensuite, il l’a fait avec le site international d’information ‘’La Nouvelle Tribune’’ lors d’un entretien.
De son passage sur RFI, nous pouvons retenir que Me Robert Dossou s’indigne contre le changement soudain des chefs d’accusations retenues contre Joël Aïvo. Il faut dire que les chefs d’accusations ont changé de l’officier de police judiciaire au procureur spécial de la CRIET. Robert Dossou a infirmé durant son intervention sur la Radio France Internationale (RFI) ceci : « octogénaire et après 50 ans de vie professionnelle, je n’ai jamais vu cela ». Plusieurs commentaires et critiques de la part des ‘’rupturiens’’ sont sorties après de partout. C’est seulement la définition du terme ‘’arrestation’’ donnée par le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken dans son communiqué qui va calmer les ardeurs des uns et des autres. Le secrétaire d’Etat américain définit dans son communiqué l’arrestation comme un « Processus pénal, transparent et équitable… ».
Par contre, dans son entretien avec ‘’La Nouvelle Tribune’’, Me Robert confit qu’il s’est tourné vers un huissier de justice pour avoir un éclairage sur ce qu’on appelle ‘’flagrant délit’’. Et donc, il n’y flagrant délit que ‘’lorsqu’on prend une personne la main dans le sac’’, comme on le dit ordinairement. La surprise dans le cas Aïvo, précise Me Dossou, c’est qu’il ‘y a jusque-là aucune preuve de flagrant délit, apportée par le procureur spécial de la CRIET.

‘’Komi Koutché dément le procureur spécial de la CRIET’’

Personne n’avait pensé à pendant ce temps à Komi Koutché. Mais il s’est fait attendre le vendredi 14 avril sur RFI en infirmant l’accusation de « blanchiment d’argent » imputé à Joël Aïvo. Se basant sur son expertise financière, puisque désormais docteur d’Etat, Komi Koutché a expliqué que lorsqu’il y a blanchiment d’argent, cela est fait pour but précis, un ‘’objectif’’ qu’on peut justifier. Cela est fait parce que l’argent provient d’une activité criminelle. Il demande alors au procureur spécial de la CRIET de dire l’activité criminelle qui a conduit au blanchiment d’agent. Pour lui, il s’agit d’un non-lieu.

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *