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Politique

Affaire Reckya Madogou et Joël Aïvo : D’un porte-parole du gouvernement à un autre

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Wilfried Léandre Houngbédji, le tout nouveau porte-parole du premier gouvernement Talon 2, ne pouvait s’empêcher de se prononcer lors de sa sortie médiatique, ce dimanche 6 juin, sur un sujet aussi brûlant que celui des arrestations dites politiques par un certain nombre d’observateurs, lors de la présidentielle de 2021 au Bénin

Mais il ne réussira pas, en termes d’arguments, à aller au-delà de son prédécesseur à ce poste, ex-ministre et actuel préfet de Cotonou,  Alain Orounla. « Il faut laisser la justice faire sereinement son travail et rendre un travail de qualité qui rassure les uns et les autres de ce que le Bénin est un Etat de droit et que, quand on a affaire à la justice béninoise, l’on peut sereinement déferrer à ses convictions, aller répondre et se voir innocenter ou condamner si l’on est exempte de tout reproche ou si l’on a des choses à se reprocher ». Soit !

Mais l’équation demeure. Pour des faits aussi graves que ‘’le terrorisme’’ ou encore ‘’atteinte à la sureté de l’Etat’’ qui ont vallu une rapide et pressante détention préventive, il y a lieu de se demander ce qui justifie cette lenteur, et surtout le silence sur le sort des présumés coupables, des mois après des arrestations spectaculaires. Ailleurs, les affaires de terrorisme sont une priorité absolue et l’opinion publique et internationale est tenue régulièrement au parfum de l’évolution de l’enquête.  

Le Bénin fait-il exception aux principes élémentaires de transparence dans une enquête judicaire d’une telle envergure ? Une chose est claire, les Béninois, mieux la communauté internationale, s’impatientent sur l’issue de cette affaire. « Le temps judicaire n’est pas forcément le temps médiatique ou le temps politique ». Telle est la conviction de Wilfried Léandre Houngbédji, le tout nouveau porte-parole du premier gouvernement Talon 2.

Il faut rappeler que Reckya Madougou, ex-ministre de la justice de Boni Yayi, est en détention provisoire depuis le 5 mars 2021, et poursuivi pour financement du terrorisme. Aussi, le constitutionnaliste béninois, Joël Aïvo arrêté le 16 avril 2021, est poursuivi pour atteinte à la sureté de l’Etat et blanchiment d’argent.

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