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Novak Djokovic en conférence de presse après son nouveau sacre à Roland-Garros

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Après sa victoire face au grec Stefanos Tsitsipas en finale de Roland Garros, Novak Djokovic en conférence de presse relayé par  Le Parisien est revenu sur la force qui l’a animé pour renverser Stefanos Tsitsipas.

Vous êtes le premier joueur de l’ère Open à gagner au moins deux fois chaque tournoi du Grand Chelem. Quel est votre sentiment ?

Novak Djokovic. Je suis ravi et très fier de marquer l’histoire du sport que j’aime de tout mon cœur. Le scénario de ces dernières 48 heures est dans le top 3 de mes plus grandes expériences tennistiques. Gagner cette bataille avec Rafael puis rebondir aujourd’hui avec des batteries rechargées pour un match de 4 heures, c’est toujours un peu un piège. C’est toujours un piège, parce que quand vous jouez pour votre premier trophée du Grand Chelem, vous n’avez pas grand-chose à perdre. Je savais qu’il allait démarrer fort, ce qui a été le cas. Premier set très serré, qui aurait pu basculer. Mais il a juste mieux joué aux moments clés. Puis au deuxième set, je me suis un peu écroulé physiquement et mentalement. Je crois que c’est la fatigue qui m’a gagné. Puis je suis sorti du court comme contre Lorenzo Musetti en 8e de finale quand j’étais mené deux sets à rien. À mon retour, j‘ai commencé à mieux frapper la balle et le rythme a glissé de mon côté.

Vous avez donné votre raquette à un enfant après la cérémonie. Pourquoi ce geste ?

Il était dans mon oreille tout le match. Il me donnait des tactiques (rires). J’ai trouvé ça très mignon, j’ai trouvé ça adorable. Donc, je lui ai donné ma raquette, il était la meilleure personne à qui je pouvais la donner en signe de gratitude.

Rien ne semble vous arrêter. Priez-vous le saint patron de la Serbie ?

J’ai des anges gardiens dans un coin spécial, mais c’est un secret que je ne peux pas le révéler (rires).

Pensez-vous pouvoir rattraper et dépasser le record de Roger Federer et Rafael Nadal ?

Je n’ai jamais pensé que c’était impossible. Je n’y suis pas encore, il m’en manque encore un peu. Les deux jouent encore à des niveaux fantastiques, notamment Nadal. On a tous encore des occasions fantastiques. Je vais tout tenter pour le faire tout en suivant la voie qui est la mienne.

Vous vous êtes fait une sorte de discours après la perte du deuxième set. Que vous êtes-vous dit ?

Je ne verbalise pas, je garde ça à l’intérieur. Souvent dans un match, il y a deux voix opposées. La première dit que tu ne vas pas y arriver, et elle était très forte celle-ci après le deuxième set. À ce moment-là, il était temps de laisser parler l’autre voix, qui te dit que tu peux te relancer et y arriver. J’ai commencé à me répéter ça dans tout mon esprit, tout mon corps et tout mon être. Les premiers jeux, j’ai vu que mon jeu suivait et ça a appuyé cette deuxième voix qui m’encourageait. Sur le court, on n’a pas trop le temps pour continuer à réfléchir. Moi, je me suis beaucoup entraîné dans ma carrière pour avoir la capacité mentale à me recentrer et me rééquilibrer dans l’instant. C’est un sport de face-à-face mais tout dépend de vous. Je me souviens de grands matchs, notamment en Grand Chelem, que j’ai perdus à cause de ce dialogue interne, de cette conversation intérieure, qui prenait le dessus et qui me tirait sur le côté obscur.

Pensez-vous pouvoir réaliser le Grand Chelem doré : les quatre Majeurs et les Jeux olympiques ?

Tout est possible. Compte tenu de ce que j‘ai traversé dans ma vie, dans ma carrière, c’est possible. Beaucoup pensaient que je n’arriverais pas à faire ce que j’ai fait. J’étais déjà dans cette position en 2016, et j’ai été battu au 3e tour à Wimbledon (…) Cette année, Wimbledon est dans seulement 15 jours, ce n’est pas évident de changer de surface et de jeu en si peu de temps. Mais je ne m’en cache pas, bien sûr, je vise le titre là-bas.

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