Connectez-vous

Afrique

Côte d’Ivoire : Gbagbo revient sur son jugement le deuxième jour de sa visite à Mama

Publié

le

En visite officielle chez les siens depuis Dimanche 27 Juin, Laurent Gbagbo, l’ancien chef d’état ivoirien et ancien prisonnier comparu à la CPI (Cour Pénale Internationale) a tenu ce Lundi 28 Juin comme il l’a promis aux habitants du village de Mama et des villages environnants venus l’accueillir la veille une séance où il a donné des nouvelles. Dans son allocution à l’occasion, il a effectué un retour sur son jugement par la CPI.

Connu désormais comme le fils prodigue ivoirien de retour au bercail, l’ancien chef du gouvernement ivoirien Laurent Gbagbo a tenu une séance de rencontre lundi 28 Juin dernier dans sa résidence privée sise dans son village natal à Mama. Le village de Mama est situé dans le centre-ouest du territoire ivoirien. Laurent Gbagbo s’est rendu dans son village dimanche à  l’instant d’une journée mourante pour rendre visite aux siens.

Ce lundi 28 juin, cette rencontre a eu lieu sous le grand apatam érigé dans la résidence. Dans son allocution qu’il a tenue devant une foule de plus de 200 chefs traditionnels et des cadres locaux de son parti le Front populaire ivoirien, Laurent Gbagbo est revenu sur la question principale des dix ans d’absence.

Vêtu d’une chemise de couleur bleu ciel, l’homme politique ivoirien a parlé pendant plus de 35 minutes. Debout devant la foule, il a commencé avec quelques mots en bété, langue locale parlée dans le village de Mama. Il a ensuite donné « des nouvelles » comme l’exige la tradition de chez lui après une absence assez longue.

Advertisement

Pour la première fois depuis son retour aux pays, Laurent Gbagbo a parlé de son jugement à  la CPI. « Je ne suis pas un criminel » a-t-il confié. « On m’a amené là-bas» a-t-il commencé par déclarer en début de propos. Ce « là-bas » faisait allusion au pénitencier de Scheveningen aux Pays-Bas. C’est en ces lieux qu’il a passé huit années d’emprisonnement.

Dans un style fait de figures de style comme la litote, l’euphémisme, l’anecdote, Gbagbo a signifié ses sentiments sur cet événement désormais gravé dans l’histoire de son pays. « Je me suis fait des amis » a-t-il aussi affirmé avant de poursuivre en disant qu’il « n’a pas vu le temps passer ».

Il n’a pas manqué à cet effet de remettre en cause toute les poursuites de la CPI. « La CPI, ce n’était pas sérieux, il fallait écarter un homme gênant, un concurrent gênant, alors, on m’a mis là-bas » a-t-il confessé avant d’ajouter « je ne regrette pas, parce que si j’étais revenu avec un titre de criminel, c’est vous tous ici qui alliez avoir honte ».

Aussi, il n’a pas manqué d’impliquer la race blanche pour témoigner de son innocence. « Même les blancs qui ne nous connaissent pas, qui suivent nos petites querelles ici, ont su que je (n’étais) pas un criminel. Moi je fais tout, hein, mais je ne suis pas un criminel » a-t-il avoué à  l’assemblée présente à Mama.

Habib Freddy TIKO

Advertisement

Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *