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Soudan : La démission du gouvernement réclamée par le peuple

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Face aux conditions de vie qui sont celles de tout le territoire soudanais, de nombreuses manifestations se sont faites noter ces derniers jours.  Le Mercredi 30 Juin dernier, de nombreux manifestants se sont engagés à dénoncer les mesures prises par le gouvernement en ce qui concerne les réformes soutenues par le FMI. Au cours de cet acte de dénonciation, la démission du gouvernement a été demandée.

La vie au Soudan est devenue un enfer. Après la suppression des subventions en carburant au début du mois de Juin, la hausse des prix de l’essence et du diesel, c’est la faim qui saisit désormais le peuple soudanais par le coup. Le Mercredi 30 Juin dernier, des centaines de manifestants ayant donc dénoncé la dureté de la vie et l’austérité des mesures et moyens pris par le gouvernement soudanais ont réclamé le départ du président et de son gouvernement. Il s’agit de ce gouvernement de transition civilo-militaire mis en place depuis le mois d’août 2019

Les mesures prises au Soudan depuis un certain temps sont celles qui s’insèrent dans le cadre des réformes soutenues par le FMI (Fonds Monétaire International). Alors que juste la veille, le Mardi 29 Juin dernier, le FMI avait promis procurer une aide économique conséquente au Soudan, une aide à laquelle s’ajoute un allègement de dette de 50 milliards de dollars, somme qui représente en réalité près de 90 % de la dette du Soudan, les manifestants soudanais ont déclaré « non aux politiques » qui viennent des institutions financières internationales.

Ils se sont par ailleurs exprimés de façon assez claire. Le slogan qui se faisait entendre à Khartoum par les acteurs de ces manifestations à en croire les correspondants de l’AFP qui était sur les lieux stipulait clairement que le président et son gouvernement sont désormais des persona non grata. « Le peuple veut la chute du régime » ont-ils affirmé et chanté.

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Ces manifestations n’ont pas été sans violence. De nombreux pneus ont été mis en feu en face du palais présidentiel. Des pancartes réalisées pour l’occasion se sont faits voir demandant au gouvernement d’avoir pitié des pauvres et de les nourrir. On pouvait lire sur celles-ci « Du pain pour les pauvres. »

Dans un communiqué publié par le ministère de l’intérieur, des affrontements ont eu lieu à Khartoum au cours des manifestations du peuple. A cet effet, au nombre des forces de l’ordre dépêchées sur les lieux pour assurer la sécurité et calmer les tendances, plusieurs en ont fait les frais. De façon plus précise, 52 sont rentrés blessés. Des gaz lacrymogènes ont donc été utilisés par la police pour disperser les manifestations.

Habib Freddy TIKO

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