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France-G5 Sahel: Présence militaire française au Sahel dès les prochaines semaines

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Le dispositif français sera effectif dans le Sahel dès les semaines prochaines. A l’issue d’une rencontre par visioconférence ce Vendredi 09 Juillet, le président français a présenté le nouveau dispositif militaire français dans la région. Après cette rencontre, il a annoncé dans le cadre de la reprise des coopérations avec le Mali et du soutien français aux pays du Sahel la fermeture des bases dans le nord du Mali avant la fin de l’année. Il a aussi indiqué que le nombre de soldats français à opérer sur le territoire malien n’excédera pas 2500 ou 3000 militaires.

Le président français a refusé que les français ne jouent le rôle des autorités et des soldats de la région. « Il ne s’agit en aucun cas de nous substituer à la souveraineté des Etats de la région », a-t-il confié sans ambages. A cet effet, le président nigérien Mohamed Bazoum n’a pas hésité à confesser l’incapacité actuelle des forces armées du Sahel pour cette opération consistant à faire reculer les actes de terrorisme dans le Sahel. « Pour le moment, ce sont nos armées qui n’ont pas été à la hauteur de la situation », a-t-il confessé en face de l’efficacité de l’opération Barkhane souvent vantée.

La nouvelle configuration du dispositif de la France va commencer à se déployer sur le territoire malien. En effet, le président a prévu et a déjà informé de la fermeture de certaines bases militaires dans le nord du Mali. Il s’agit des bases de Kidal, de Tessalit et de Tombouctou. Le délai donné pour cette opération de fermeture ne dépasse pas la fin de cette année.  Cette fermeture intervient pour permettre de mener la lutte dans la zone des 3 frontières. Il s’agit de la zone qui rassemble les frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Dans cette reconfiguration, l’aide française sera toujours limitée à un contingent composé de 2500 à 3000 soldats français dans la région. De plus, la France va déployer désormais tous ses efforts dans la partie sud. Car, pour l’homme d’Etat français, les terroristes « ont aujourd’hui délaissé une ambition territoriale au profit d’un projet de dissémination de la menace plus seulement à l’échelle du Sahel mais à l’échelle de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. »

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Pour poursuivre dans le même sens que l’opération Barkhane, la France avec la nouvelle configuration aura désormais deux ambitions principales. Il s’agit d’une part, de « la neutralisation et de la désorganisation du haut commandement » de l’EIGS et de l’Aqmi. D’autre part, la France va se charger de renforcer les armées de la région.

Cette aide de la France a précisé le président français est une réponse à la demande des Etats du Sahel. « Nous resterons engagés au Sahel parce que cela nous est demandé par les Etats de la région », a-t-il dit.

Habib Freddy TIKO

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