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Liban : Le renoncement de Saad Hariri a entrainé des heurts à Beyrouth

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Désigné depuis neuf mois au poste de premier ministre de la république du Liban, Saad Hariri qui occupe le poste pour une 3ème fois a révélé ce Jeudi 15 Juillet sa décision de renoncer à former un gouvernement pour le Liban en cette pire période de crise que le Liban n’a jamais connu dans son histoire. A la suite de cette décision du premier ministre, les rues de Beyrouth, la capitale du Liban ont connu de l’affluence. Une manifestation a fait bouger les lieux. Les manifestants ont rempli tous les coins. Ils n’ont pas hésité à crier toute leur ire. Ils ont à cet effet mené des affrontements assez violents avec les forces armées dépêchés sur les lieux.


Beyrouth est fâchée. Le refus du premier ministre Saad Hariri de former un gouvernement durant cette période cruciale de l’histoire du Liban a irrité les habitants de la capitale. La ville de Beyrouth a vu dans la journée de ce Jeudi 15 Juillet une manifestation violente fait de confrontations des forces civiles avec celles des forces armées.
C’est surtout dans les rues de Cola à Beyrouth que les confrontations se sont faites. L’armée protégée par des boucliers en plastique n’a pas pu éviter de subir les pétards et les lancements de cocktails de Molotov des civils.
Beaucoup ont signifié à l’occasion leur déception pour un tel fait et pour leur pays qui sombre dans les bassesses. A cet effet, Firas qui s’était muni d’un casque de couleur jaune et qui durant les manifestations portait assistance aux personnes blessées n’a pas manqué de se confier. « On n’en peut plus, il n’y a plus rien, ce n’est pas le Liban qu’on connaît », s’en est-il plaint. Pour lui qui a toujours vécu au Liban, il ne se souvient que d’un pays « raffiné, où tout le monde était éduqué », a-t-il souligné.

Pour d’autres, l’on ne peut en aucun cas faire endosser la responsabilité aux manifestants. En effet, « ils n’ont plus à manger. Il n’y a pas d’électricité. On ne peut plus mettre de la nourriture dans les frigos. On ne peut même plus aller au supermarché. C’est super cher. », a-t-on appris.
Face à un gouvernement libanais impossible, Firas pense que la solution n’est pas de combattre l’armée. « Se battre avec l’armée, ça ne va rien changer. L’armée est plus pauvre que les gens. C’est le résultat de 50 ans de corruption du même régime politique. C’est par les urnes qu’on peut faire bouger les choses et changer de régime », a-il dit.
Ces manifestations semblent le fruit du refus de Saad Hariri, le premier ministre. Désigné en effet depuis Octobre 2020, le premier ministre libanais a renoncé à l’idée de mettre en place un gouvernement. Et au terme d’une rencontre eue dernièrement avec le chef de l’Etat libanais, aucun des deux hommes politiques ne semble comprendre son interlocuteur. Washington et Paris ne sont pas restées insensibles aux manifestations de ce Jeudi 15 Juillet à Beyrouth. Elles n’ont donc pas hésité à se faire entendre.


Habib Freddy TIKO

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