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Beyrouth : Le musée Sursock vit de nouveau

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L’année dernière, le 04 Août 2020, le port de Beyrouth a connu une explosion légendaire inscrite désormais dans son histoire. L’une des conséquentes immédiates de cet incident est l’incendie du musée Sursock. Une année entière après, le musée commence à retrouver la vie. Tous les trésors historiques et culturels du Liban et particulièrement ceux de la capitale, Beyrouth sont plus ou moins remis en place. Le musée Sursock donnera accès à tous dès le printemps de l’an prochain, printemps 2022.


Le musée de la capitale libanaise retrouve peu à peu ses anciennes couleurs et son ancienne forme. Après avoir brûlé dans l’explosion du port de Beyrouth, la capitale du Liban, le 04 Août 2020, les travaux menés ont conduit le musée Sursock à une vie nouvelle.
Dans les inconvénients de l’explosion du port de Beyrouth, plusieurs morts ont été dénombrés. Près de 200 pertes de vie humaine et environ 6500 blessés ont subi les affres de l’explosion du port comme le musée qui a perdu aussi bien de ses patrimoines historiques, culturels et architecturaux.
Le Musée Sursock est un musée d’art moderne. Lieu de conservation de toute la culture de Beyrouth, il a été ouvert en 1961 et est situé dans les environs du port, précisément à 800 mètres du domaine portuaire. Le musée Sursock a été délaissé à l’artiste professionnel Nicolas Sursock en 1952. Il s’agit d’un musée qui possède un grand renom. A en croire les renseignements, le musée d’art moderne Sursock a reçu quelques mois avant l’incident de l’explosion du port, une exposition Picasso. Une exposition qui a permis de regrouper des œuvres artistiques dont le prix s’élève jusqu’à 225 millions d’euros.

Dans le bilan du musée, 57 œuvres artistiques ont été détruits et plusieurs autres dommages collatéraux ont été enregistrés. Dès les premiers instants de cette explosion, la directrice du musée en exercice depuis 2014 n’a pas manqué de confier sa déception et son doute de retrouver encore le musée tel qu’il était.
« Je me souviens encore avoir entendu le son de la destruction du musée. Un quart d’heure après l’explosion, j’étais très en colère et je pleurais en constatant l’étendue des dégâts, me disant que ça ne servirait à rien de tout reconstruire sur les mêmes bases instables dans ce pays », a-t-elle déclaré.
Elle n’a pas manqué non plus de souligner le courage qu’a retrouvé tout le personnel. « Mais après une nuit e état de choc, nous avons bénéficié d-s le lendemain d’un formidable élan de solidarité nationale et internationale qui nous a donné le courage d’être au rendez-vous de nos responsabilités et de ne plus se poser des questions afin de se mettre rapidement en action », a-t-on entendu dire. Ce sont pratiquement ces actions qui ont permis de remettre sur pied l’écrin des joyaux culturels, historiques et artistiques de la ville beyrouthine.


Habib Freddy TIKO

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