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Iran : investiture de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi

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Le nouveau président conservateur Ebrahim Raïssi a été intronisé mardi président par le La cérémonie a eu lieu ce mardi 03 aout 2021 à Téhéran, Ebrahim Raïssi a été intronisé président par le guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei. Le nouveau président prendra ses fonctions après une prestation de serment devant le parlement le jeudi 05 aout 2021.

 « Jusqu’à aujourd’hui, la pression maximale contre notre pays n’a pas donné de résultats. Les États-Unis doivent réviser leur politique. Notre politique étrangère ne se limitera pas à l’accord nucléaire. Nous chercherons l’entente avec l’ensemble des pays comme un principe. » a affirmé d’Ebrahim Raissi

Mais il doit aussi relancer les négociations avec les grandes puissances pour la levée des sanctions américaines qui pourraient donner un souffle à l’économie iranienne. En contrepartie, l’Iran acceptera de limiter son programme nucléaire.

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En effet, six séries de négociations ont déjà été menées à Vienne avec les grandes puissances, notamment de manière indirecte avec les États-Unis, mais ces négociations sont pour le moment suspendues. Ces sanctions, notamment pétrolières et bancaires, étouffent l’économie iranienne. Mais on ne sait pas encore quelle sera la position du nouveau président face aux grandes puissances Répression d’opposants.

Plusieurs opposants dénoncent le rôle d’Ebrahim Raïssi, en tant que procureur, dans la torture et l’exécution d’opposants politiques dans les années 1980. L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International demande l’ouverture d’une enquête le visant.

L’organisation de défense des droits de l’homme l’a identifié comme un membre des commissions de la mort, responsables selon elle de la disparition forcée ou de l’exécution sans jugement de milliers de dissidents en 1988. Il faut désormais que les Nations unies interviennent, juge Diana Eltahawy, directrice adjointe d’Amnesty en charge du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. « Nous demandons au Conseil des droits de l’homme d’établir un mécanisme qui rassemblera et préservera les preuves pour permettre de futures enquêtes judiciaires pour des crimes en droit international », explique Diana Eltahawy.

Pour l’heure, aucune enquête ne vise Ebrahim Raïssi. Mais ces accusations compliquent ses déplacements.

Cynthia Nadège Dossou

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